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LE COLOMBES QUE J'AIME

La fête nationale du 14 juillet

14 Juillet 2019, 12:51pm

Publié par www.lecolombesquejaime.fr le blog citoyen de Colombes

La fête nationale du 14 juillet
La fête nationale du 14 juillet

La fête nationale du 14 juillet

 

Chaque année depuis 1880, la République fête la Nation au milieu du mois de juillet. Que célèbre-t-elle exactement ? Comment la journée a-t-elle été choisie ? Quels en sont les enjeux ? Elle se construit sur le souvenir et la signification de deux événements révolutionnaires qui placent le peuple au cœur de l'action, à la fois acteur et objet, sujet et finalité. Cependant les faits portent leur propre histoire et interprétation, et font de la mémoire collective autour du 14 juillet, une reconstruction.

Le 14 juillet 1789, la prise de la Bastille, de l'événement au mythe.

L'élévation au rang d'événement fondateur donne au 14 juillet 1789 une place singulière dans la mémoire nationale. Evénement révolutionnaire ou révolte d'Ancien Régime ? La Bastille occupe une place particulière dans l'imaginaire populaire qui contribue à la nature même de l'événement et à son interprétation. Forteresse, prison symbole de l'arbitraire royal en matière de justice, forteresse militarisée tournée vers la capitale, lieu de révolte potentiel, notamment le faubourg Saint Antoine, lieu des supplices les moins avouables dont auraient été victimes des condamnés non identifiables tant en nombre qu'en nom, mouroir sans retour possible vers la société des hommes, symbole de la tyrannie, la liste est longue des caractères de ce bastion érigé à partir du roi Charles V et qui avait perdu depuis longtemps son statut de prison. Lors de l'ouverture de la forteresse conquise ou simplement remise suite à la reddition de sa garnison, le peuple de Paris n'y trouva semble-t-il que sept prisonniers, dont quatre faussaires.

L'événement connut en réalité deux réussites : l'une répond aux objectifs du peuple venu l'assiéger, l'autre à sa postérité. L'événement est une réaction populaire à la situation de crainte provoquée par la présence de troupes autour de la capitale. Le peuple de Paris forme une milice assez conséquente estimée à plus de 40 000 hommes. Le 12 juillet, un dimanche, le renvoi de Necker est connu à Paris qui entre en émoi, non par sympathie pour le ministre, mais par crainte d'un retour en force de l'autorité royale. Camille Desmoulins harangue la foule au Palais Royal pour l'inciter à se défendre. Des manifestations spontanées dans les rues soutiennent Necker et l'intervention d'un régiment allemand aux Tuileries fait des blessés. Les soucis alimentaires de la ville entretiennent la crainte, l'émotion au sens moderne du terme. Le lendemain matin, très tôt, des barrières d'octroi sont incendiées, le couvent Saint Lazare est pillé car soupçonné d'abriter du grain. A l'Hôtel de Ville dans la matinée, des électeurs de la ville de Paris dirigés par le prévôt des marchands, Jacques de Flesselles, créent un comité permanent et une milice, avec comme signe distinctif une cocarde rouge et bleue, couleurs de la ville. Mais cette milice n'est pas armée : des lieux de détentions d'armes sont pillés, des piques sont forgées. Demande est faite au gouverneur des Invalides de livrer les armes : il refuse.

Au matin du 14, la foule se rend aux Invalides pour exiger l'accès aux armes. Les troupes présentes sur le Champ de Mars font savoir qu'elles ne marcheront pas sur les Parisiens qui s'emparent alors des Invalides, y trouvent trente mille fusils et douze canons. Il ne manque plus que la poudre et les balles. Une première puis une deuxième délégations des électeurs de la ville de Paris sont reçues par le gouverneur Launay à la Bastille mais n'obtiennent ni poudre, ni balles, alors qu'en fin de matinée la foule commence à se masser devant la forteresse. Vers 13 heures 30, les défenseurs de la Bastille, des invalides, répondant aux ordres de Launay, ouvrent une première fois le feu sur la foule. Une troisième et une quatrième délégations se rendent à la Bastille sans plus de succès. A partir de 15 heures 30, cinq canons pris le matin aux Invalides sont placés devant la Bastille par des gardes-françaises. Vers dix-sept heures, la garnison de la Bastille se rend avec la promesse d'être bien traitée, la foule s'empare de la Bastille, y prend la poudre qu'elle était venue chercher et libère quelques prisonniers. Une centaine de Parisiens a été tuée pendant la journée. Sur le chemin de l'Hôtel de ville où la garnison désormais prisonnière doit être emmenée, le gouverneur Launay est tué, sa tête tranchée au canif par un jeune boucher, le prévôt des marchands est lui aussi assassiné au motif de traîtrise, les archives de la Bastille sont pillées. Dans une danse macabre, les têtes sont promenées dans Paris jusqu'au Palais Royal. En fin de journée, ignorant encore l'épisode de la prise de la Bastille, Louis XVI a ordonné le retrait des troupes. Le roi n'apprend l'événement qu'à son réveil le lendemain matin, le duc de La Rochefoucauld-Liancourt laisse ce mot devenu célèbre « Non, Sire, c'est une révolution »...

Le 14 juillet 1790, la Fête de la Fédération, l'union de la Nation.

Le 15 juillet 1789, Louis XVI nomme La Fayette commandant de la garde parisienne créée pour canaliser les mouvements populaires et assurer la protection des Parisiens. Des milices de citoyens se créent dans chaque ville sur le modèle de la garde nationale de Paris pour lutter contre toute menace, notamment pendant la Grande Peur. Des fédérations locales, régionales de gardes nationales se sont constituées dans le sud de la France dès le mois d'août 1789. Elles se répandent dans le reste du pays. La Fayette incite à organiser pour le premier anniversaire de la prise de la Bastille une fête nationale célébrant cette fédération, proposition acceptée par l'Assemblée. L'Assemblée veut que cette commémoration du 14 juillet soit une fête l'unité de tous les Français.

Le théâtre de la fête est le Champ de mars, aménagé à partir du 1er juillet par de nombreux ouvriers, notamment de terrassement pour créer un cirque à l'antique, dont la capacité est estimé à cent mille places. Au centre, est érigé un autel, dédié à la Patrie, base d'un culte civique. La préparation du lieu vit la participation de représentants des différents groupes sociaux. La légende veut que Louis XVI, lui-même, y assistât.Les fédérés venus de toutes les provinces, complétés par les fédérés parisiens, estimés quant à eux à cent mille, défilent avec leurs drapeaux montrant l'union de la Nation à travers ceux qui la défendent. Des éléments constitutifs des 14 juillet modernes naissent sans doute en cette occasion. Le roi est placé sous un chapiteau adossé à l'Ecole militaire, sur la droite de la toile. Face à lui, un arc de triomphe clôt l'autre extrémité du Champ de mars, ouvrant sur la Seine. Une messe est célébrée par Talleyrand, avec trois cents prêtres, puis une prestation de serment. Le marquis de La Fayette (arrivant sur un cheval blanc) au nom des gardes fédérés prononce celui de la garde nationale. Fidélité à la Nation, à la loi et au roi, engagement à maintenir la Constitution acceptée par le roi, protection de la sûreté des personnes sont le contenu essentiel de cette prestation. Le président de l'assemblée, Charles de Bonnay, prête serment pour l'ensemble des députés et de leurs électeurs. Les députés des quatre-vingt-trois départements assistent à la fête.Puis, Louis XVI intervient comme chef de l'exécutif pour prêter serment à la Constitution et s'engager à appliquer et respecter la loi. Un Te Deum fut donné. L'enthousiasme de la première fête de la fédération disparut lors de la suivante en 1791. La méfiance liée aux événements du printemps, la fuite à Varennes notamment, anima la célébration à laquelle l'assemblée ne s'associa pas ! Quelques jours plus tard la fusillade du Champ de mars envenima la situation. Par le 14 juillet 1789 la Révolution crée l'événement, par le 14 juillet 1790 elle crée l'expérience festive.

Les célébrations du XIX° siècle épousent les enjeux et caractères des différents régimes politiques : fête de l'Empereur sous Napoléon, fête du roi sous la Restauration. Même la deuxième République n'osa reprendre le 14 juillet lui préférant le 22 septembre.

1880, le 14 juillet devient fête nationale.

Les républicains ne contrôlent l'ensemble des institutions qu'à partir du début de l'année 1879. L'enracinement de la République s'affirme par un ensemble de symboles, la mise en place de rituels et de pratiques collectives. Ainsi, en 1880, les députés républicains sont-ils confrontés à la nécessité d'offrir à la Nation, une fête collective dont il faut fixer la date, organiser le contenu. Les événements révolutionnaires se transforment en mythes fondateurs. Le mythe inscrit le présent de la troisième République naissante dans une continuité historique. « Le drame de 1789 ne cesse de se rejouer » nous dit F. Furet... Alors quelle date choisir ? La place du peuple dans l'événement choisi doit être centrale pour les députés. Il doit avoir joué le rôle majeur, dans une démarche d'émancipation, d'affirmation de se souveraineté à la recherche de sa liberté, sans que la violence, notamment la violence gratuite faite aux corps n'ait été présente ou du moins déterminante. Entre 1789 et 1880 les dates possibles sont nombreuses. Si la révolution de 1830 offre les 27, 28 et 29 juillet, est-il possible de fêter la Nation par une date qui favorise l'arrivée au pouvoir des Orléanistes ? Bien sûr Louis Philippe a fait ériger la colonne de la Bastille en hommage à ces morts sur les lieux de 1789, mais cela suffit-il ?

La Révolution de 1848 apparaît comme une évidence au vieux socialiste Louis Blanc qui propose le 24 février, début des événements qui conduisent au suffrage universel, à l'abolition de l'esclavage, aux ateliers nationaux... Cependant l'élan généreux du printemps 1848, fondateur d'une république sociale, est stoppé par la répression des mouvements de juin et de juillet 1848, par le passage à une république conservatrice, puis au Second Empire.

La naissance de la République en 1870 ne reçoit spontanément aucun véritable soutien. Seule la date du 4 septembre eut pu recueillir les suffrages. Née dans la défaite des premiers jours de septembre, avec l'enjeu de la poursuite de la guerre, la République vaincue, dans un territoire occupé, passe assez rapidement entre les mains des conservateurs, avec une majorité monarchiste aux élections législatives de février 1871 et un long chemin de dix années pour la conquête des institutions par les républicains.

Décidément c'est bien la Révolution française qui doit fournir ce repère de la Nation. Le choix cependant ne s'impose nullement comme une évidence. Elle offre de nombreuses dates qui toutes soulèvent débat. Peuple acteur de son émancipation, démarche consensuelle, interdisent des dates comme le 9 thermidor (1794). La chute des Montagnards dans une conception partisane ne peut servir de point de ralliement à la nation toute entière d'autant plus que le courant contre-révolutionnaire est encore fort présent en 1880.

L'année 1792 avec la victoire de Valmy suivie immédiatement de la proclamation de la première République offrirait des potentialités intéressantes. Le 20, le 21 septembre permettraient une commémoration nationale placée en début d'année scolaire, après les vendanges, pour fédérer la Nation autour de la naissance du premier régime sans roi. Mais de fait, la violence du renversement de la monarchie le 10 août 1792, avec la prise des Tuileries, l'incarcération du roi, puis les massacres de septembre disqualifient rapidement ces dates. L'esprit de 1792-1793 évincé des possibles, l'année 1789 s'impose alors mais elle aussi avec une diversité de possibilités.

Les Républicains de 1880 voient d'un œil favorable le serment du Jeu de Paume, le 20 juin. Cependant le Tiers Etat prêtant serment ce jour, dans un élan fixé dans les mémoires collectives par le peintre David, est en fait composé essentiellement de bourgeois, élus lors des élections pour une assemblée qui s'inscrivait bel et bien dans les outils de gouvernement de la monarchie. De même le 5 mai, journée d'ouverture des états généraux n'est pas retenu.

Si l'on évacue de la liste les journées des 5 et 6 octobre au cours desquelles les femmes puis la garde nationale ramènent à Paris le « boulanger, la boulangère et les petits mitrons », il reste le 4 août. Un système social pluriséculaire s'écroule. La date est acceptée par une partie importante du monde politique. Cela suffit-il à fédérer la nation ? Les acteurs de cette décision prise dans la crainte de propagation du mouvement de la Grande Peur appartiennent aux groupes privilégiés. C'est la noblesse et le clergé par certains de leurs membres qui se libèrent de droits ancestraux. Certes le principe même de privilège comme base de l'organisation sociale disparaît sans souder pour autant la Nation. La Déclaration des droits de l'homme et du citoyen du 26 août ne reçoit pas les suffrages de façon surprenante.

Alors le 14 juillet s'impose dans le débat. Certes il devient date de fête nationale par élimination des autres dates possibles. Cependant il ne faut pas en faire une victoire par défaut. Le 14 juillet remplit nombre de critères imposés : il s'agit bien d'une journée d'intervention du peuple français, en l'occurrence parisien dans le cadre de son émancipation, de la conquête de la liberté. Le peuple devient acteur de sa propre histoire. L'objet saisi par l'intervention du peuple représente bien l'arbitraire royal en matière de justice. Le choix des parlementaires s'inscrit dans un contexte intellectuel de mise en valeur de la date par les grands républicains, écrivains comme Hugo, historiens comme Michelet. Il rejoint donc des événements anciens des temps médiévaux et modernes comme éléments construisant la lutte contre l'Ancien régime. La Bastille symbolise au réel l'ensemble des formes d'arbitraire et de domination comme les discours républicains des années 1870 le rappellent avec toutes « ces bastilles à prendre ». L'année 1789 suffisait-elle ? La victoire du 14 juillet n'est-elle pas à trouver dans la double signification de la date. Au 14 juillet 1789 succède un 14 juillet 1790. La fête de la fédération atténue le caractère violent de la prise de la Bastille au profit d'une célébration modérée non de l'événement mais de la Nation fédérée, unie en une même fête, associant l'ensemble des parties pour un projet commun. Le choix d'une date à double acception reçoit les suffrages des républicains modérés, voire de certains orléanistes pour lesquels 1790 est un moindre mal. Pour les républicains triomphants, la journée du 14 juillet 1789 se suffit à elle-même comme valorisation du peuple héroïque sans porter en lui les travers des autres dates.

Les républicains opportunistes s'emparent d'une date particulièrement adaptée à leur démarche. Le peuple acteur n'a pas d'appartenance sociale marquée, il réunit l'ensemble de ceux que le système de privilège exclut et qui vers 1880 doivent encore combattre contre les contre-révolutionnaires à dominante monarchiste et cléricale. Le combat politique de la construction de la République peut être présenté comme la duplication, la poursuite du combat du 14 juillet 1789. Cela permet aussi aux opportunistes, engagés dans cette voie lors de la compagne électorale de 1877 de dépasser la question sociale au profit de celle du régime encore à établir, des Bastilles à prendre. Les autres dates, aussi importantes soient-elles ne seraient que l'effet du 14 juillet. Mission est alors donnée aux nouveaux gouvernants de conduire la Nation vers le progrès que les pères de 1789 ont esquissé et que le XIX° siècle n'a pu encore atteindre, partagé entre révolutions, réaction et conservatisme.

Le 21 mai 1880, un député de Paris, Benjamin Raspail dépose un projet de loi adopté par la chambre des députés le 8 juin, puis par le Sénat le 29 du même mois. La loi est promulguée le 6 juillet, quelques jours avant la première célébration avec un programme au réel déjà préparé. La jour de la fête est déclaré chômé, comme le sont certaines fêtes religieuses, mais aussi pour en faire une journée identique sur l'ensemble du territoire national.

Le 14 juillet 1880, l'ancrage des rituels.

La journée s'organise autour de deux éléments principaux, le défilé militaire et l'ensemble des festivités populaires.

En 1880, le Champ de mars a été abandonné au profit de l'hippodrome de Longchamp. Les présidents des institutions clefs (République, Chambre des députés, Sénat), des membres du gouvernement, des élus de la Nation, des délégations étrangères, à gauche les chefs militaires du pays. Sur l'estrade le président du Conseil des ministres, Jules Ferry, celui de la Chambre Léon Gambetta, celui du Sénat, Léon Say, remettent les drapeaux aux militaires à cheval qui saluent. Une fois au pouvoir, les républicains décident de prendre en main une armée jugée hostile au régime. Les vieux drapeau de 1871 (en laine) sont remplacés par de nouveaux étendards (terme de cavalerie) ou drapeaux (infanterie) avec des formules génériques affirmant les nature du régime et celle des missions des régiments : « République française », « Honneur et Patrie », les listes des batailles des régiments. La hampe du drapeau se termine par une pointe avec l'inscription « R.F ». Le 14 juillet 1880 est une fête de redressement. La perte des drapeaux dans la guerre de 1870 a provoqué un traumatisme profond que la cérémonie chargée de symboles doit effacer.Le pouvoir politique, au nom de la Nation, investit l'armée, émanation de la Nation, de la mission de la protéger, de la représenter, de remplir les missions qui lui sont dévolues. Ce moment de la fête civique du 14 juillet est une étape importante dans la construction du lien entre l'armée et le peuple. Le 14 juillet est bel et bien une fête patriotique.

Il s'agit dès l'origine de faire de cette fête une fête militante : républicaine, anticléricale. Il est remarquable aussi que les républicains de 1880 aient évincé de la fête, la messe et le Te Deum, la fête républicaine devient alors une fête sans dieu. Une rivalité s'établit dans la préparation des festivités entre la nouvelle fête républicaine et les fêtes traditionnelles ou les cérémonies notamment religieuses. La fête est de parti pris et, pour la première fois sans doute, l'Eglise est absente des cérémonies officielles, mais pas seulement par opposition proche du cloche merle. La fête de la fédération se révèle être d'un grand secours. Régime de liberté (et elles sont de plus en plus nombreuses sanctionnées par le droit), régime de fraternité la République entend faire de cette journée un moment d'expression collective de paix civile, d'union nationale mais en sortant de la démarche abstraite, difficile à ritualiser.

Les festivités se déroulent dans l'espace public, remplaçant d'autres formes d'utilisation de cet espace. Le matin, l'armée défile, composée sur le principe de la conscription, des citoyens qui défendent la Nation toute entière. Des orchestres, fanfares, harmonies jouent, la musique créant un espace sonore propre à la journée, et en fin de journée la musique clôt les festivités par le bal populaire. Les danses collectives racontent à leur façon l'insurrection victorieuse qu'elles célèbrent dans une démarche patriotique. Le bal rend le spectateur actif, la célébration n'est pas la réception abstraite d'un message politique mais la communion d'une Nation actrice de sa propre histoire. Le bal ayant lieu généralement le soir, la population s'adonne à des jeux collectifs entre le défilé et la soirée. Dans la journée, se déroule aussi le banquet républicain important dans les rituels et rappelant les démarches politiques des temps difficiles des républicains, notamment sous la Monarchie de Juillet et sous le Second Empire.

Des retraites aux flambeaux, des feux d'artifice ponctuent cette journée mémorable, jouée à l'identique dans toutes les communes de France. Sous la Troisième République, elle coïncide avec la fin du calendrier scolaire, avec des travaux agricoles appelant les bras libérés. Depuis, si chaque année l'union de la Nation est réaffirmée à l'occasion de la fête, quelques 14 juillet ont été particulièrement marquants comme celui de 1919, nommé fête de la victoire après l'austérité de la guerre de 1914-1918. Dans le même esprit, le 14 juillet 1945 est précédé par trois jours de réjouissances civiques.

Quelques mois après l'armistice du 11 novembre, la fête nationale est organisée en « fête de la Victoire ». Le défilé est imposant. 1000 blessés, les maréchaux Joffre et Foch, toutes les armées alliées et l'armée française défilent de l'avenue de la Grande Armée à la place de la République en passant par les Champs-Elysées.

Le 14 juillet aujourd'hui

Le 14 juillet connaît toujours un grand succès. À Paris, le traditionnel défilé militaire sur les Champs- Elysées fait l'objet d'une préparation minutieuse. Partout en France se déroulent bals, illuminations ou feux d'artifice.

1958-1959: Les 14 juillet de l'indépendance et de la puissance

Les 14 juillet 1958 et 1959 veulent éblouir. La France, tout en étant alliée des États-Unis, veut affirmer son identité et son indépendance. Ces 14 juillet seront les premiers au cours desquels la France fera défiler ses armes lourdes. Le défilé devient une vitrine pour montrer la puissance militaire française.


Lionel FAUBEAU
Président de l'association lecolombesquejaime

Le Blog Citoyen de Colombes

lecolombesquejaime@gmail.com

@ilovecolombes

La fête nationale du 14 juillet
La fête nationale du 14 juillet

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Garden Party de la FCPE Colombes le samedi 6 juillet 11h00 à 14h00 au 59 rue henri Dunant

6 Juillet 2019, 10:28am

Publié par www.lecolombesquejaime.fr le blog citoyen de Colombes

Garden Party de la FCPE Colombes le samedi 6 juillet 11h00 à 14h00 au 59 rue henri Dunant

 

 

Buffet participatif : apportez vos spécialités !

 

 

 

Lionel FAUBEAU
Président de l'association lecolombesquejaime

Le Blog Citoyen de Colombes

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Garden Party de la FCPE Colombes le samedi 6 juillet 11h00 à 14h00 au 59 rue henri Dunant

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ALERTE DISPARITION !!! Le rapport d'activité 2018 de Q-Park a disparu.....

2 Juillet 2019, 11:49am

Publié par collectif indépendant de colombes

ALERTE DISPARITION !!!  Le rapport d'activité 2018 de Q-Park a disparu.....

LE RAPPORT D’ACTIVITÉ   2018 DE Q-PARK A DISPARU………

Chèr(e)s ami(e)s du Collectif,

La situation est grave, le rapport d’activité 2018 de Q-Park qui doit être présenté au conseil municipal a disparu !

Nous nous demandons pourquoi les chiffres arrêtés au 31 décembre 2018 ne sont toujours pas disponibles début juillet 2019……

Même les entreprises ont fini depuis longtemps de présenter leur bilans, apparemment Q-Park qui reprend chaque année le même modèle, la même présentation, les mêmes tableaux, les mêmes camemberts, les mêmes histogrammes paraît éprouver des difficultés croissantes d’année en années pour sortir son rapport en avril ou mai….un peu comme croissent leurs profits.

Ou alors, peut-être les accusons-nous à tort ?

Peut-être est-ce la municipalité qui attend fin juillet, au beau milieu des vacances, pour présenter un rapport qui va de nouveau  confirmer ce que le Collectif dénonce depuis des années, à savoir :

Une augmentation constante et inacceptable des profits de Q-Park, et un refus constant d’en faire profiter partiellement les colombiens et réduisant de 50 % le coût du stationnement résidentiel.

Nous avons déjà démontré que cela serait financièrement justifié !!!


Pour rappel les chiffres de 2016 :  

+ 10,5 % DE CHIFFRE D’AFFAIRES                       

+ 148 % DE RÉSULTAT NET COMPTABLE                                               

+   93 % DE RÉSULTAT D’EXPLOITATION

Pour 2017 :

+    6,0 % DE CHIFFRE D’AFFAIRES

+  18,0 % DE RÉSULTAT NET COMPTABLE                                                

+    4,1 % DE RÉSULTAT D’EXPLOITATION

 

 

LE RAPPORT VA BIEN SÛR ETRE DIFFUSÉ, CE RETARD INJUSTIFIÉ ALIMENTE BIEN DES QUESTIONS ……

                                                                  ANNULATION !

Le Collectif Indépendant de Colombes

Témoignez sur parkinggratuit92@gmail.com et nous diffuserons vos informations.                                            Retrouvez toutes nos publications sur www.lecolombesquejaime.fr

ALERTE DISPARITION !!!  Le rapport d'activité 2018 de Q-Park a disparu.....

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PLU COLOMBES : intervention de M Patrick CHAIMOVITCH Conseiller municipal EELV

28 Juin 2019, 17:27pm

Publié par www.lecolombesquejaime.fr le blog citoyen de Colombes

PLU COLOMBES : intervention de M Patrick CHAIMOVITCH Conseiller municipal EELV

 

OBJET : enquête publique relative à la modification n°4 du Plan Local d’Urbanisme de Colombes

Monsieur le Commissaire-Enquêteur,

Comme je vous l’avais dit lors de mon rapide passage le jeudi 6 juin, cette modification est importante, lourde et loin d’être bénigne. J’ai pour ma part relevé près d’une cinquantaine de points méritant une observation, plusieurs d’entre eux étant subdivisés en sous-parties. Compte-tenu de son importance, je regrette que la municipalité n’ait pas organisé des réunions publiques pour informer les habitants des enjeux mis en avant par cette modification. Je regrette aussi que des points se trouvant dans différentes parties (OAP, règlement, emplacements réservés) n’aient pas été organisés dans le document mis à disposition du public par quartier, pour mieux comprendre les évolutions.

La modification n°4 du PLU est la 3ème modification en 4 ans depuis 2015. Cette fréquence montre qu’il n’y a pas de vision globale du devenir de la ville par la municipalité, mais une série de mesures successives  adaptant ce document d’urbanisme à la conjoncture locale et hélas aux demandes de la promotion immobilière.

Je relève que systématiquement ces modifications sont traitées comme des sujets presque anodins alors qu’à chaque fois ce sont de nombreuses évolutions qui sont engagées, ce qui interroge au bout du compte sur la transformation de l’économie générale du plan, et sur le choix de la bonne procédure. Il me semble que le regroupement des modifications engagées correspondent en réalité à une révision partielle du PLU.

La non prise en compte dans cette modification, et plus généralement à Colombes, des réflexions en cours dans nombre de collectivités sur les questions de gaz à effets de serre, de changement climatiques ne laisse pas d’inquiéter celles et ceux qui vivent quel que soit leur âge et leur quartier, notre ville au quotidien.

Je regrette qu’il n’y ait pas un véritable rapport de présentation à la place d’une notice de présentation des plus sommaires

Des mesures importantes (sur l’ilot 6 de la ZAC Charles de Gaulle Est) sont en préparation sans que leur portée en soit affirmée, telle la disparation future du Conforama de Colombes pour être remplacée par 79 000m² de bureaux. Cette information aurait du figurer dans un rapport de présentation que l’on cherche vainement en complément de l’explication du remplacement des bureaux de l’îlot 6 par du logement.

L’instauration d’un plan-masse dans la zone UAb du PLU à la place du zonage pour réaliser la reconstruction du Leclerc est à mon sens non réglementaire. On devine à la lecture du plan-masse que celui-ci n’est que la traduction au au mieux d’une étude de faisabilité élaborée par un architecte, au pire d’un projet déjà prêt. Logiquement, c’est l’inverse qui se passe : on décide d’un cadre urbain et n’importe quel projet s’inscrit dans ce cadre urbain.  Sur ce sujet, , rien n’est dit car pas de rapport de présentation) sur le déplacement provisoire du Leclerc sur l’ilôt 2, sur le bâtiment qui y sera construit, et après le départ du Leclerc, sur sa pérennité ou sa démolition, sur sa hauteur, sur son emprise au sol, sur sa prise en compte des questions environnementales notamment l’artificialisation des sols.

Enfin,  l’instauration d’emplacements réservés pour élargissements de voirie montre l’absence d’ambitions en termes de mobilités urbaines, la municipalité continuant à encourager les les circulations automobiles au détriment des circulations douces. Les rares mesures concernant le le stationnement des 2 roues non motorisées sont d’ailleurs imposées par l’Etat.

Vous trouverez ci-après les nombreuses remarques, détaillées, concernant la modification n°4 du PLU sur des pages numérotées de 1 à 10.

Je vous prie d’agréer, Monsieur le Commissaire-Enquêteur, mes salutations distinguées.

 

Patrick CHAIMOVITCH

Conseiller municipal EELV

 

OBSERVATION SUR LA MODIFICATION 4 DU PLU DE COLOMBES

 

  1. Les Orientations d’Aménagement et de Programmation :
  1. Orientation d’Aménagement et de Programmation (OAP) Charles de Gaulle Est

Cette OAP fait l’objet de plusieurs modifications.

1° Le système paysager prévoyait à l’origine des immeubles hauts sur les angles nord de chaque ilot et des constructions en dégradé vers le sud, et basses vers la zone pavillonnaire. Il est abandonné depuis 2014 au profit de gabarits plus normalisés en façade du boulevard Charles de Gaulle et trouve sa concrétisation dans cette modification.

2° l’une des modifications de l’OAP est justifiée par une décision d’agrément délivré en 2018 par le Préfet de Région pour un programme de 79 000m² de bureau, en fait en lieu et place du Conforama. Cette décision a pour effet de supprimer le programme de bureaux prévu initialement sur l’ilôt 6 et d’y substituer un programme de logements de 9 000m². Je suis surpris que l’arrêté du Préfet de Région ne figure pas dans les pièces du dossier de modification du PLU.

3° l’OAP nouvelle acte le déplacement de l’hôtel au sud de l’ilot 6. Bien que l’acquisition du foncier fasse l’objet de procédures contentieuses avec des propriétaires, la commune s’est vue d’ores et déjà déposer une demande de permis de construire (permis 19 00057 déposé le 19/04/2019 par la SAS Altoa pour une surface de 6729m², et comme il y a rarement des hasards à Colombes quand on parle d’immobilier, cet opérateur est celui qui réalise l’immeuble Courbe de 9000 m² sur l’ilôt 1) . Le projet de PLU modifié prévoit que les hauteurs sur l’ilot 6 sont dérogatoires au reste de la ZAC  et peuvent aller à R+10 à l’angle nord, en entrée de ville.

4° l’OAP prévoyait initialement 30% de logements sociaux. La nouvelle OAP supprime cet objectif et se contente de répondre à l’article 55 de la loi SRU. Pour mémoire, cet article fixe un plancher de logements sociaux de 25% dans les communes de taille significative. Cette évolution correspond à la tendance de la municipalité de réduire tendanciellement le pourcentage de logements sociaux dans la commune (33% en 2014) sachant que les 25% sont un plancher et non un plafond et en lui substituant du financement PLS qui est du « faux logement social » même s’il entre réglementairement dans la catégorie du logement social.

5° Il est fait état que les squares et jardins insérés dans l’habitat auraient un moindre usage que d’autres types de square (p9). Pour cette raison l’extension du square Colbert est abandonnée. Ceci st un mauvais prétexte. Cela fait des années que le square est fréquenté par les habitants et l’extension aurait renforcé cet usage. De plus, étant situé en arrière du boulevard Charles de Gaulle, il est mieux protégé des pollutions olfactives et sonores et des gaz à effet de serre émanant des flux de circulation du boulevard. Le foncier de l’extension  va en réalité être dévolu au programme de logement et ainsi être valorisé. De plus, le document ne dit pas quel est l’avenir du square : soit il est maintenu et c’est une contradiction avec les assertions de la commune. Soit il est déplacé en totalité, et ce serait un scoop pour les habitants.

6° Il est fait état d’un nouveau jardin positionné  sur l’ilot 3, avec un accroissement de 500m² par rapport aux 1500m² initialement prévus. Pour les raisons évoquées ci dessus, ce square en façade du boulevard st une erreur sur le plan écologique. Il n’est pas dit ce que deviennent les surfaces initialement prévues de cet ilot (transfert vers d’autres ilots ?)

  1. Orientation d’Aménagement et de Programmation (OAP) Stalingrad

La modification de cette OAP est destinée à permettre l’accueil d’un lycée devant s’implanter à l’angle de l’avenue de Stalingrad et de la rue Jules-Michelet, dans le quartier des Fossés-Jean. L’annonce en a été faite il y a juste un an par la présidente du Conseil Régional. A cet effet, la commune a commencé à acquérir du foncier bien qu’aucun document réglementaire n’indiquait la création du lycée. D’ailleurs, la commune devra engager une procédure de DUP pour exproprier légalement les propriétaires mais aucune indication n’est fournie à cet égard.

Cette annonce, qui est aussi une annonce politique, sera-t-elle suivie d’effet avec l’objectif  d’ouverture en 2024 (cf article du Parisien du 23 juin 2018) ?. Le commissaire-enquêteur devrait exiger la délibération du Conseil régional adoptant une programmation financière pour engager les études du futur lycée de Colombes, sans quoi rien ne justifie l’urgence de la modification de l’OAP Stalingrad.

  1. Modifications dans le règlement
  • L’article 1 (p 18) intègre le Porter à Connaissance de l’Etat  des risques technologiques induits par l’activité de l’usine Safran particulièrement les servitudes sur une partie du secteur Kléber et sur la ZAC Arc Sportif notamment l’ilot Colombus (zone UF). Le document ne dit pas ce qu’il en est des nombreux permis délivrés.
  • L’article 2 (p 19) acte la fin du plan local de l’habitat et évoque le PLHI dont aucun élément n’est communiqué à quiconque, y compris dans ce dossier. En fait il n’y a pas de stratégie de politique de l’habitat hormis une réduction tendancielle du taux de logement social (hors PLS) en dépit de la loi Elan et d’un marché tendu dans les Hauts-de-Seine.

Il interdit par ailleurs la transformation en logements de bureaux de moins de 15 ans d’âge. Mais ne quantifie ni ne localise sur Colombes le nombre d’immeubles concernés.

  • Article U6 : dans les dispositions particulières,  il est annoncé que les demandse de dérogations seront traitées au cas par cas, officiellement dans un souci d’intégration urbaine. Concrètement, cela risque de se faire à « la tête du client » selon le bon ou mauvais vouloir du maire suscitant ainsi de futurs contentions liés à des décisions arbitraires. Cette règle semble fragile au plan juridique.
  • Article UA7 (p 20) : la disposition relative aux implantations des constructions par rapport aux limites séparatives ne s’applique pas sur le nouveau secteur de plan masse des 4 chemins. Cette mesure dérogatoire me semble illégale.
  • Article UA10 : sur le boulevard Charles de Gaulle (cf OAP), la hauteur plafond est fixée à 31m au lieu de 36m, mais sur un linéaire de 31 m au lieu de 18m, mettant ainsi en cause le parti d’aménagement de l’OAP (p 12) portant sur des façades bâties avec des respiration et des vides. Cela renvoie à mes remarques précédentes sur l’OAP. Il en est de même avec la hauteur de 36 m pour l’hôtel sur l’ilot 6.
  • Article 11 : (p22) les ajouts concernent les antennes-relais pour limiter la prolifération des mats. Mais ces ajouts ne sont que des préconisation qui n’ont rien de coercitif pour les opérateurs de télécommunication et leurs bureaux d’étude. Il est probable qu’ils tiennent peu compte de cette préconisation qui s’avérera superfétatoire.
  • Article 12 (p23) dans les zones UA, UB, UCIm, UD, UE, UF, US , il est fait référence à une réduction de 15% maximum des places de stationnement dans les programmes de 50 logements en contrepartie de la mise à disposition d’au moins 5 véhicules électriques munis de dispositif de recharge adapté ou de véhicules propres en auto-partage Si cette incitation est intéressante, il est dommage qu’elle ne soit pas rendue obligatoire. De plus, un promoteur pour ne pas s’embêter, pourra limiter le nombre de logements de son programmes à 49 logements. Le règlement devrait prévoir des réductions progressives : entre 20 et 30 logements, entre 30 et 40 logements, entre 40 et 50 logements, plus de 50 logements. A Colombes, plusieurs programmes délivrés ou en cours d’instruction peuvent atteindre entre 100 et 200 logements (j’en ai dénombré une quinzaine depuis 3 ans dont plusieurs au-delà de 200 logements, et plusieurs ne sont pas encore engagés (notamment sur la ZAC de l’arc sportif) ; Il faudrait alors adapter cette règlesà ces gros programmes.
  • - article UA13 et UB13 : concernant l’obligation de toitures végétalisées, il est désormais fait référence à leur caractère inaccessible. Les installations techniques n’occupent pas la totalité des toitures, il faut donc permettre l’accès aux toitures végétalisées hors parties techniques, tout au moins sur leur périmétrie.
  • Concernant l’article U6 (p24) dans les zones UA, UB, UC, UF, US, les balcons et débords sont autorisés sur une profondeur de 2,50m. De manière surprenante, la ville a déjà délivré des permis de construire avec cette règle, ce qui était illégal (programme LNC rue Gabriel Péri par exemple). Les balcons d’une telle dimension sont vendus comme des extensions de séjour donc à un prix de vente du m² habitable relativement élevé, surenchérissant le prix de vente du bien (en particulier à l’arc sportif où de nombreux permis déposés et/ou délivrés prennent en compte cette épaisseur de 2,50m), et parfois placés sur un axe de transit et de grand passage, donc peu profitable à l’acquéreur.

Je suggère que la dimension du balcon soit réduite.’

  • Article UF6 (p24) dans le secteur UFh, il est fait référence aux activités commerciales liées à la vocation agricole d’un site : il ne peut y avoir de vocation agricole dans la ZAC de l’arc sportif, le bâtiment concerné correspondant à une activité industrielle de cultures hors sols sans rapport à la terre ou aux rivières
  • Article UF12 (p24) : cette règle de stationnement est assouplie pour les commerces à vocation sportive. Il s’agit d’une distorsion au principe de l’égalité entre les commerces du même type en fonction de leur localisation et cette adaptation doit être récusée.
  • Article UFcpl12 (p25) incompréhension de l’ajout d’une règle destinée aux commerces et activités dans la ZAC des Champs Philippe 1, essentiellement tertiaire
  • Article UB6.2 (p26) ; La différence entre « de part et d’autre » et « autour » de la rue Gabriel Péri et de l’avenue Barbusse est incompréhensible et absconte. Cela renvoie surement aux modifications de zonage proposées en vue de deux projets immobiliers clairement identifiés (cf supra).
  • Article UD2.5 (p27) ; la suppression de la référence au périmètre de constructibilité parce que caduc depuis le 30 mars2018 est mal formulée. Par contre, dans le commentaire (ou dans ce qui aurait pu être un rapport de présentation), il n’est pas indiqué que la municipalité a engagé une étude foncière sur le tracé du prolongement du T1, et donc que le PLU sera probablement modifié à l’issue de cette étude car il est probable que cette municipalité se lancera dans une densification massive de cet axe, d’où la nécessité qu’elle ne soit pas reconduite.
  • Article UD6 (p28) La suppression de l’alinéa 2 est une erreur, au sens où le traitement des héberges sur des constructions anciennes se pose occasionnellement. La ville préfère à sa place introduire une évaluation au cas par cas qui ressemble au fait du prince déjà évoqué précédemment.
  • Article UD3 (p 29) : La suppression de la disposition relative aux parcelles à l’angle de deux voies avec un retrait de 1,20 (règle générale) sur l’une des deux rues est une erreur. La nouvelle disposition imposant un retrait à 5m sur une rue et 3m sur l’autre ne tient pas compte de la morphologie spécifique de certaines parcelles dans plusieurs secteurs pavillonnaires.

Il en est de même pour l’alinéa suivant concernant des parcelles traversantes sur des petites « avenues colombiennes », il est regrettable d’imposer le recul sur les deux voies servantes ; la variété des situations permet de diversifier ce paysage urbain si particulier et si attachant.

  • Article UD7.3 (p30) : j’avais critiqué lors de la précédente modification l’approche de la municipalité sur ce point. La suppression de l’alinea 10 instauré en 2016 ne répond ni à la problématique urbaine, ni à la demande des nouveaux habitants
  • Article UD8 (p31) : à nouveau le critiquable du fait du cas par cas, avec un risque d’arbitraire (cf infra)
  • Introduction d’un secteur de plan masse dans la zone UAb secteur des 4 Chemins/Leclerc :

L’introduction d’un secteur de plan-masse au sein de la zone UAb sur le site du magasin Leclerc des 4 Chemins n’est pas conforme à l’esprit et à la lettre du PLU, en particulier de son rapport de présentation de 2013 toujours en vigueur.. Au plan réglementaire, la zone de polarité du boulevard Charles de Gaulle, en dehors des ZAC successives,  voit s’appliquer un traitement cohérent que le secteur de plan-masse vient perturber. Ainsi, l’article 6.5 – Dispositions particulières e la zone UA stipule que des implantations différentes de celles fixées ci-dessus peuvent être autorisées ou imposées dans les cas suivants : lorsqu’il s’agit de constructions et installations nécessaires aux services publics ou d'intérêt collectif la construction peut être implantée à l’alignement, ou en retrait, dans ce cas, le retrait doit être au minimum de 0,50m.  Il est évident que le magasin Leclerc n’est pas nécessaire aux services publics.

De plus, l’article UA.9 – Emprise au sol des constructions  limite, en secteur UAb, le coefficient d’emprise au sol des constructions, à 85%, dans la bande de constructibilité principale et 50%, hors de la bande de constructibilité principale. L’instauration du plan-masse permet de s’affranchir des bandes de constructibilité qui structure l’habitat du boulevard Charles de Gaulle et ne limite plus les emprises au sol : dorénavant, ce sont 100% de la superficie qui deviennent constructibles !!! L’article UAb10.1.2 définit une hauteur maximale des façades, un gabarit de couronnement et une hauteur plafond. La hauteur de la façade est fixée à 18 mètres dans la bande de constructibilité principale,  9 mètres au-delà de la bande de constructibilité principale. 

Il peut être fait mention particulière portée au document graphique, et les normes graphiques se substituent alors aux hauteurs des bandes constructibles que je viens de rappeler. Mais le règlement de la zone UAb prévoit plusieurs garde-fous : - Filet orange : façade limitée à R+2 soit 9 m, hauteur plafond limitée à 12 m.; Filet marron : façade limitée à R+4 soit 15 m, hauteur plafond limitée à 18 m.  Filet rose : façade limitée à R+6 soit 22 m, hauteur plafond limitée à  23 m.  Sans parler de la règle UA 10.3.6 qui stipule que la hauteur des façades des constructions édifiées en continuité de la zone UD ou UE devra dans la bande de constructibilité principale, sur une longueur de 6 mètres au minimum parallèle à l’alignement, être diminuée de 3 mètres par rapport aux règles générales édictées ci-dessus (ce qui renvoie à ma remarque sur l’article UA4 p4 de mes observations).

Dorénavant, avec le plan masse des ponctuations atteignent respectivement 24m, 27m et 30m, largement supérieures à la règle générale des hauteurs et à la regle graphique dérogatoire.

Enfin, l’article UA 13.stipule que dans les secteurs  UAa et UAb les surfaces plantées doivent représenter au minimum 50% de la superficie du terrain située au-delà de la bande de constructibilité principale de construction définie à l’article 7, que la moitié des espaces plantés doit être traitée en pleine terre, qu’un arbre doit être planté par tranche de 100 m² de superficie d’espace libre. 

On voit bien avec ces quelques exemples que le plan masse proposé s’affranchit de la règle de la zone UAb alors qu’il s’ réfère et de ce fait fragilise le document d’urbanisme car  il est alors susceptible de recours devant les juridictions compétentes ,

  1. Modifications dans le lexique
  • Précision sur les règles de hauteur (p 35) : il est proposé de préciser les possibilités de hauteurs supplémentaires en fonction de la cote casier. La rédaction actuelle limite à 3 m (ce qui correspond à un étage de logement) la possibilité de dépassement de hauteur en cas de terrain inondable.
  1. La nouvelle rédaction introduit la notion de terrain existant. Hors au fil du temps, notamment sur les anciens terrains industriels, les terrains ont pu subir déblais et/ou remblais. Il faut donc prendre en compte la notion de terrain naturel après examen de la qualité des sols.
  2. De plus, la nouvelle rédaction autorise un dépassement des 3 mètres de référence si la cote casier est plus importante que les 3 mètres par rapport au niveau du sol. Il faut que le commissaire-enquêteur  interdise cette possibilité car cela peut donner un gabarit trop important au regard des hauteurs réglementairement autorisées.

Cette question des hauteurs supplémentaires en terrain inondable est très importante quand dans le tissu constitué et situé en secteur PPRI, une construction nouvelle est mitoyenne d’un secteur pavillonnaire car les propriétaires de pavillons se retrouvent avec des mitoyens plus hauts que ce qui est autorisé. De manière générale, le PLU depuis son approbation ne traite pas ce point délicat.

  • Normes de stationnement (p 37 à 40) les modifications de la règle correspond à une prise en compte du PDUIDF, et on ne peut que se féliciter qu’on limite le nombre de places pour les voitures automobiles, certes sur injonction de l’Etat. Je regrette que la municipalité, lors de modifications précédentes ait allégé les contraintes de stationnement automobile, favorisant ainsi l’usage de la voiture et non sa limitation au profit de modes doux.

Concernant les deux roues non motorisées, la norme proposée me parait insuffisante qu’il s’agisse des écoles élémentaires, des collèges et des lycées. Cette norme doit s’accompagner d’une politique globale et sécurisée des déplacements des deux roues en ville qui n’existe pas à ce jour.

  1. Modifications dans le plan de zonage

Depuis 4 ans, la municipalité modifie le PLU pour accorder des permis de construire sir des parcelles occupées par des pavillons. Il e n été ainsi aux 58 à 72 rue Gagarine. Sans modifier le PLU, elle vient d’accorder le 26 mars un permis de construire à la société Franco-Russe pour un immeuble de 50 logements à la place de 3 pavillons aux 8 à 12 rue Ampère. Des discussions existent aujourd’hui avec des promoteurs rue Gabriel Péri, (cf supra, rue H. Barbusse (cf supra).

Les propositions faites pour garantir les hauteurs ou revenir sur des zonages à constructibilité plus modeste que l’existant correspondent à un vaste mécontentement dans tous les quartiers de la ville contre la multiplication des grues et de la disparition du caractère traditionnel et mixte d’une partie de Colombes.

Certaines propositions vont donc dans le bon sens, d’autres correspondent encore à des erreurs d’appréciation.

  • p 43  Les modifications proposées sur le secteur Quinet et sur le secteur Joffre/ 8 mai 1945 (p 45) sont une bonne initiative,
  • p 46, Le passage de UAb en UAa du terrain situé au 32 rue du Maréchal Joffre est une bonne initiative limitant la hauteur toute construction nouvelle  àcelle existante aujourd’hui, même si la raison principale est d’éviter de porter ombrage au bâtiment en second rang qui vient d’être livré par le promoteur Arc Promotion au 34 rue Joffre (parcelle mitoyenne).
  • P 47, le passage de UAb en UD d’une partie de la parcelle située villa Marthe permettra peut-être de maintenir d’un seul tenant cet ensemble foncier
  • P48, le changement de zonage de UAb en UD entérine ce qui a été réalisé depuis plusieurs années
  • P49 avenue Henri Barbusse (et non boulevard)/rue Boin :
  • Le projet comme je l’évoquais plus haut et comme cela est écrit est envisagé de part et d’autre de la synagogue, avec cependant et hélas encore une fois la disparition d’une maison bourgeoise. Les hauteurs sur rue sont limitées rue Boin et avenue Barbusse à 12 mètres mais la profondeur de cette limitation est très imprécise. Ces terrains, situées en zones UAb pourront accueillir des constructions de 18m de hauteur. La profondeur de la limitation sur rue devrait être indiquée au PLU très clairement
  • p50 et p51. Il est proposé  de passer de UAb en UD plusieurs parcelles aux abords de la rue Félix Faure. Cela répond à nouveau  à la vive inquiétude des habitants qui voient des immeubles surgir partout y compris rue des Vallées ! En fait l’ensemble de la zone UAb, bien que située à proximité de la gare des Vallées, devrait être revisitée.
  • P52 : une limitation de hauteur  est fixée rue des Voies des Bois dans une épaisseur prenant sur la zone UAb (contrairement à la rue Boin/avenue Barbusse (cf infra). Par contre un alignement est instauré à des hauteurs de 15-18m (pointillés rouges) alors que la hauteur de la zone UAb autorise des hauteurs de 18M. A quoi cela correspond-il ?
  • P53. Passage de plusieurs parcelles accueillant des construction basses de UAb en UD. C’est d’autant plus légitime que l’ilot 6 de la ZAC Charles de Gaulle Est verra un hôtel de grande hauteur s’implanter à l’angle de la rue Brossolette.
  • P54. Passage de UG en UD d’un ensemble immobilier rue Renan/rue Saint Exupéry. En fait il faut garder le zonage UG destiné à accueillir des zones artisanales. La municipalité en a déjà supprimé, hors ce genre de zonage est important pour faire vivre un tissu mixte d’autant que les zones artisanales du 21eme siècle peuvent être différentes dans leur fonctionnement de ce qui existait il y a 50 ans.
  1. Instaurations d’emplacements réservés

La municipalité agit en contradiction des pratiques de nombreuses grandes villes françaises, franciliennes et alto-séquanaises en voulant favoriser le trafic automobile. Il est évident, crise climatique et pollution de l’air aidant, qu’il faut désormais impulser d’autres modes de déplacements que la voiture, et encourager les modes doux. De ce point de vue, les 3 premiers emplacements réservés sont un non-sens urbain et écologique. Je demande au commissaire –enquêteur de s’y opposer.

  • P55 instauration d’un emplacement réservé n°33 pour élargissement de la rue Félix Faure au débouché de l’avenue Henri Barbusse. Cet emplacement réservé, à quelques encablures de la gare des Vallées dans un secteur désservi également par des lignes de bus est un non sens en terme de politique de déplacement. Encore une fois la municipalité est en retard sur ce qui se pratique dans beaucoup de communes franciliennes et des Hauts-de-Seine pour limiter l’usage de la voiture sur un axe qui est sans cesse engorgé depuis l’A86 vers Paris, et qui supporte la proximité d’in collège et d’une nouvelle école maternelle dans quelques mois. Il fait au contraire privilégier les déplacements doux (vélos et pétons). A noter que le gérant du commerce situé sur l’emplacement réservé n’avait pas été prévenu par la municipalité et était des plus étonnés quand je l’ai questionné !
  • P56 instauration d’emplacement réservé n°31 boulevard Edgar Quinet ; cet emplacement réservé touche au moins 3 pavillons et une copropriété sur un axe de transit important. Là encore la politique de déplacement devrait consister à enrayer l’usage de la voiture et non de l’encourager. Il est à noter que la municipalité cherche à favoriser le trafic routier en face d’un projet immobilier porté par le promoteur Promodim Cosy et dont elle a délivré le permis de construire le 8 janvier 2019 pour la construction de 42 logements au 27/29 boulevard Edgar Quinet mais avec 57 places de stationnement. Bref une incohérence totale.
  • P57 instauration d’un emplacement réservé n°32 à l’angle des rues du Maréchal Joffre/8 mai 1945. A nouveau, cet emplacement sur l’immeuble du café-restaurant le Havane (à nouveau, le propriétaire du fond de commerce n’était pas au courant) renvoie à cette incitation à utiliser sa voiture en plein hypercentre de Colombes. A nouveau, il faut inciter à d’autres modes de déplacement
  • P58 : instauration d’un emplacement réservé n°30 rue Gabriel Péri au Petit Colombes. Il s’agit d’une petite adaptation au débouché de la rue Jeanne Gleuzer, qui ne pose pas de problème particulier.
  • P59 transformation d’une partie de l’emplacement réservé de la coulée verte en une protection d’espace paysager .A priori je ne suis pas opposé à cette proposition, Toutefois elle n’est accompagnée d’aucune justification, ce qui parait bien léger compte-tenu du rôle essentiel de la coulée verte dans le secteur sud de la ville.
  • Par ailleurs, il faudrait instituer un maillage vert en direction des quartiers nord de Colombes pour que l’ensemble des habitants profite d’un système de promenades écologiques prenant en compte le paysage naturel et la biodiversité.

 

 

Lionel FAUBEAU
Président de l'association lecolombesquejaime

Le Blog Citoyen de Colombes

lecolombesquejaime@gmail.com

@ilovecolombes

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Médiathèque de la Marine le 29 juin à 14 h : "Fête des mots en commun" les histoires des habitants du Petit Colombes (entrée gratuite)

28 Juin 2019, 17:20pm

Publié par www.lecolombesquejaime.fr le blog citoyen de Colombes

Médiathèque de la Marine le 29 juin à 14 h : "Fête des mots en commun" les histoires des habitants du Petit Colombes (entrée gratuite)

Médiathèque de la Marine le 29 juin à 14 h : "Fête des mots en commun" les histoires des habitants du Petit Colombes (entrée gratuite)

Médiathèque de la Marine le 29 juin à 14 h : "Fête des mots en commun" les histoires des habitants du Petit Colombes (entrée gratuite)
 
Bonjour,
 
Implantée à Colombes depuis plus de 20 ans, la compagnie de théâtre Le Temps de Vivre fondée par Rachid Akbal, développe des projets centrés sur les récits : du conte au théâtre, les créations et le festival Rumeurs Urbaines qu'elle a imaginé ont pour but la fabrique des histoires communes.
 
Cette année, en lien avec notre dernière création "Cent culottes et sans papiers" (texte de Sylvain Levey), c'est le thème "Liberté, égalité, fraternité" qui est choisi pour aborder les sujets de l'école, de l'enfance et pour interroger notre rapport à la devise républicaine.
 
À travers une série d'ateliers théâtre et arts plastiques, de stage conte sur les souvenirs d'enfance et de résidences théâtrales, les habitants du Petit-Colombes ont pu créer et imaginer ensemble leurs histoires.
 
Ainsi, le samedi 29 juin prochain, à partir de 14h à la médiathèque de la Marine aura lieu la restitution de cette aventure citoyenne ouverte à tous les Colombiens. Vous aussi, prenez part à l'aventure !
 
Ci-joint, vous trouverez le tract de l'événement qui reprend le programme des activités.

Cie Le Temps de Vivre / direction artistique Rachid Akbal
01 47 60 00 98
9 rue de Strasbourg - 92700 Colombes
www.cie-letempsdevivre.fr

Cent culottes et sans papiers
création 2019 · texte Sylvain Levey
Avignon · 9 > 26 juillet à 15h10 (relâche 14 et 21)
Festival Théâtr'enfants · Maison du théâtre pour enfants · 20 av Monclar
www.festivaltheatrenfants.com
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