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LE COLOMBES QUE J'AIME

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SÉCURITÉ : À COLOMBES, PREMIÈRE NUIT DE COUVRE-FEU POUR LES MOINS DE 16 ANS

21 Octobre 2016, 11:29am

Publié par www.lecolombesquejaime.fr le blog citoyen de Colombes

À LA MAISON ! - Au nom de la lutte contre le trafic de drogue, la maire de Colombes, Nicole Goueta, a instauré un couvre-feu dans un quartier de la commune. Résultat : les moins de 16 ans ne peuvent plus sortir seuls après 22 heures.

 

Dans les Hauts-de-Seine, la maire LR de Colombes Nicole Goueta a instauré un couvre-feu pour les moins de 16 ans dans un quartier de la commune. Ainsi, depuis la nuit de jeudi à vendredi, les jeunes ne peuvent plus sortir seuls après 22 heures.

 

Cette mesure, annoncée lors d'une réunion consacrée à la sécurité lundi, aurait pour but de faire face au trafic de drogue. Le texte, dont la durée est illimitée dans le temps, se cantonne aux soirs de weekends en période scolaire, mais concerne tous les soirs des vacances scolaires.

 

En effet, dans le quartier de Grèves/Petit Colombes, 215 interpellations ont eu lieu cette année selon la mairie. Les forces de l'ordre auraient également saisi 10 kilos de cannabis, 40.000 euros en liquide, quatre armes de poing et un fusil.

 

"La vieille recette du couvre-feu"

 

Sur Twitter, Alexis Bachelay, député PS des Hauts-de-Seine, a vivement critiqué cette mesure. "A Colombes, la municipalité, dépassée sur la sécurité, ressort la vieille recette du couvre-feu (...) déjà utilisée en 2001". En effet, à l'époque, la mairie avait déjà publié un arrêté prévoyant un couvre-feu pour les moins de 13 ans.

 

 

Ce n'est pas la première fois qu'une commune instaure une telle mesure, au risque de susciter la polémique. En 2014 par exemple, le maire de Béziers Robert Ménard avait mis en place un couvre-feu de 23 heures à 6 heures du matin pour les mineurs de moins de 13 ans. Dans le cadre de l'état d'urgence, un couvre-feu avait également notamment été instauré à Sens l'an dernier.

http://www.lci.fr/societe/securite-a-colombes-premiere-nuit-de-couvre-feu-pour-les-moins-de-16-ans-2008519.html

 

Lionel FAUBEAU

Président de l'association lecolombesquejaime

site internet : www.lecolombesquejaime.fr

mail : lecolombesquejaime@free.fr

À LA MAISON ! - Au nom de la lutte contre le trafic de drogue, la maire de Colombes, Nicole Goueta, a instauré un couvre-feu dans un quartier de la commune. Résultat : les moins de 16 ans ne peuvent plus sortir seuls après 22 heures.

À LA MAISON ! - Au nom de la lutte contre le trafic de drogue, la maire de Colombes, Nicole Goueta, a instauré un couvre-feu dans un quartier de la commune. Résultat : les moins de 16 ans ne peuvent plus sortir seuls après 22 heures.

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Couvre feu au Petit Colombes : la dérive sur Twitter

20 Octobre 2016, 18:00pm

Publié par www.lecolombesquejaime.fr le blog citoyen de Colombes

Couvre feu au Petit Colombes : la dérive sur Twitter 

 

 

Lionel FAUBEAU

Président de l'association lecolombesquejaime

site internet : www.lecolombesquejaime.fr

mail : lecolombesquejaime@free.fr

Couvre feu au Petit Colombes : la dérive sur Twitter

Couvre feu au Petit Colombes : la dérive sur Twitter

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Colombes, commémoration du 17 octobre 1961 : "Ce massacre a été occulté de la mémoire collective"

20 Octobre 2016, 17:40pm

Publié par www.lecolombesquejaime.fr le blog citoyen de Colombes

Colombes, commémoration du 17 octobre 1961 : "Ce massacre a été occulté de la mémoire collective" 

L'exécution de plus d'une centaine de manifestants algériens à Paris le 17 octobre 1961 reste méconnue, souligne l'historien Gilles Manceron.
En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/societe/article/2011/10/17/17-octobre-1961-ce-massacre-a-ete-occulte-de-la-memoire-collective_1586418_3224.html#vjKbgrUjF0wj56HO.99

A cinq mois de la fin de la guerre d'Algérie, le 17 octobre 1961, Paris a été le lieu d'un des plus grands massacres de gens du peuple de l'histoirecontemporaine de l'Europe occidentale. Ce jour-là, des dizaines de milliers d'Algériens manifestent pacifiquement contre le couvre-feu qui les vise depuis le 5 octobre et la répression organisée par le préfet de police de la Seine, Maurice Papon. La réponse policière sera terrible. Des dizaines d'Algériens, peut-être entre 150 et 200, sont exécutés. Certains corps sont retrouvés dans la Seine. Pendant plusieurs décennies, la mémoire de ce épisode majeur de la guerre d'Algérie sera occultée.

L'historien Gilles Manceron, auteur de La Triple Occultation d'un massacre (publié avec Le 17 octobre des Algériens, de Maurice et Paulette Péju, éd. La Découverte), explique les mécanismes qui ont contribué à cette amnésie organisée.

Portfolio sonore : Les photos inédites du 17 octobre

Chronologie : La "bataille de Paris" racontée par les archives du "Monde"

Pourquoi la répression de la manifestation du 17 octobre 1961 a-t-elle été occultée pendant si longtemps ?

Il s'agit d'un événement d'une gravité exceptionnelle, dont le nombre de morts a fait dire à deux historiens britanniques [Jim House et Neil MacMaster, Les Algériens, la République et la terreur d'Etat, Tallandier, 2008] qu'il s'agit de la répression d'Etat la plus violente qu'ait jamais provoquée une manifestation de rue en Europe occidentale dans l'histoire contemporaine.

Comment une répression de cette ampleur a-t-elle pu ne pas être considérée pendant plusieurs décennies comme un événement de notre histoire ? L'historien Pierre Vidal-Naquet a employé le terme d'"énigme". Je me suis interrogé sur les facteurs qui permettent d'expliquer comment ce massacre a été occulté de la mémoire collective.

Il me semble tout d'abord qu'il y a une volonté de faire le silence de la part des autorités françaises. En premier lieu, bien sûr, les autorités impliquées dans l'organisation de cette répression : le préfet de police de la Seine, Maurice Papon, le premier ministre, Michel Debré, ainsi que Roger Frey, ministre de l'intérieur. Mais également le général de Gaulle, qui de toute évidence a pourtant été très irrité par cet épisode. Il a néanmoins voulu tirer le rideau sur cette affaire et fait en sorte que les Français passent à autre chose.

Par quels moyens le pouvoir a-t-il réussi à imposer le silence, et donc cette amnésie ?

Sur le moment, il y a eu censure de la presse, avec l'empêchement des journalistes à se rendre sur les lieux de détention des Algériens, par exemple. Et puis très vite, les instructions judiciaires ont été closes sans aboutir. Il y en a eu une soixantaine, elles ont toutes débouché sur des non-lieux. Une volonté d'oubli judiciaire, qui s'est combinée avec les décrets d'amnistie, qui couvraient les faits de maintien de l'ordre en France, une difficulté à accéder aux archives, l'épuration d'un certain nombre de fonds... tout cela a contribué à ce phénomène d'occultation jusqu'à la fin des années 1970.

Par la suite, d'autres facteurs ont pris le relais. En 1961, Gaston Deferre, à l'époque sénateur, avait protesté de façon très vigoureuse contre la répression policière. Mais quand Jean-Louis Béninou, journaliste à Libération, va le voir pour lui demander de faire la lumière sur cet événement, au début des années 1980, M. Deferre, devenu ministre de l'intérieur, lui répond qu'il n'en est pas question. Il a fait le choix de ne pas ouvrir ce dossier.

Cinquante ans plus tard, il existe encore une confusion entre le 17 octobre 1961 et la manifestation de Charonne, le 8 février 1962, au terme de laquelle neuf personnes ont trouvé la mort...

La mémoire de Charonne, une manifestation pour la paix en Algérie et contre les attentats de l'OAS – mais pas pour l'indépendance ! –, s'est en effet superposée à celle d'octobre 1961. Il faut dire que la gauche française a eu plus de réactivité par rapport à la violence qui s'est déployée lors de la manifestation de Charonne, qu'elle avait organisée. Cette attitude a été celle du PCF, mais également de la Ligue des droits de l'homme, qui a décidé la constitution d'une commission d'enquête après Charonne alors qu'elle ne l'avait pas fait au lendemain du 17 octobre.

On voit là les limites de l'engagement de la gauche française de l'époque. A l'exception du petit PSU et de l'UNEF, rares étaient les partis qui étaient réceptifs à l'idée d'une indépendance algérienne.

Le plus surprenant, c'est que la mémoire de Charonne ait occulté celle du 17 octobre y compris au sein de certaines familles algériennes...

Oui. La famille d'une des victimes du 17 octobre, une jeune lycéenne, qui devait avoir 15 ou 16 ans, Fatima Bédar, dont on avait retrouvé le corps dans le canal Saint-Martin, a longtemps cru et répété qu'elle était morte à Charonne. Au sein même de l'immigration algérienne, le mot de "Charonne" était plus présent que la référence au 17 octobre.

Au lendemain de l'indépendance, comment cet événement a-t-il été utilisé par les nouvelles autorités algériennes ?

C'est ici qu'un troisième facteur d'occultation a joué : la volonté du pouvoir algérien de ne pas mettre en valeur une initiative prise par la Fédération de France du FLN, qui avait organisé la manifestation du 17 octobre.

La Fédération de France était en effet devenu un fief d'opposition au nouveau pouvoir en raison de son ouverture aux idéaux et aux valeurs de la gauche européenne, syndicale et politique. Lors de la crise de l'été 1962 qui vit s'affronter, au sein du FLN, les prétendants au pouvoir, elle avait misé sur les civils du GPRA [le gouvernement du FLN en exil] contre les militaires de l'armée des frontières du colonel Boumediene. Elle se retrouva ainsi dans le camp des vaincus et les autorités de la nouvelle République algérienne évitèrent de lui faire de la publicité, en passant plus ou moins sous silence la répression du 17 octobre...

Comment s'est finalement faite toute la lumière sur l'ampleur du massacre ?

A travers des publications, notamment. Le roman policier de Didier Daeninckx [Meurtres pour mémoire, Gallimard, 1984], qui associe la recherche sur le passé de Maurice Papon sous l'Occupation à son rôle en 1961, ou des travaux d'historiens comme La Bataille de Paris, de Jean-luc Einaudi [1990, Seuil], ont joué un rôle. Et puis avec la constitution d'une association, Au nom de la mémoire, par des enfants issus de l'immigration algérienne, la mémoire a commencé à émerger.

La procès de Maurice Papon pour complicité de crimes contre l'humanité en tant que secrétaire général de la préfecture de la Gironde pendant l'Occupation a certainement contribué à ouvrir le dossier du 17 octobre 1961 et à le faire surgir dans l'espace médiatique. Lors du procès Papon en 1997-1998, des témoins ont parlé de sa personnalité, de son rôle en Algérie et à la préfecture de police de Paris. Parmi eux, Jean-Luc Einaudi, qui a publié une tribune dans Le Monde du 20 mai 1998, où il employait le terme de "massacre" à propos du 17 octobre. Papon a trouvé bon de poursuivre Einaudi pour diffamation. Il a été débouté de sa plainte. Le terme de "massacre" a été considéré comme légitime par le tribunal. C'est un véritable tournant.

Cinquante ans après les faits, l'Etat français a-t-il reconnu sa responsabilité ?

Il y a une reconnaissance de la part de collectivités locales, notamment la mairie de Paris en 2001 qui a fait un geste fort avec l'apposition d'une plaque commémorative sur le pont St-Michel. D'autres communes de la banlieue ont fait des gestes similaires. Et le cinquantenaire, cette année, va être marqué par toute une série d'initiatives, dont un boulevard du 17-Octobre devant la préfecture des Hauts-de-Seine, à Nanterre. Mais de la part de l'Etat, il n'y a toujours aucun signe de reconnaissance.

Comment expliquer que cette répression ait eu lieu alors que venaient de s'ouvrir les négociations d'Evian, qui allaient aboutir à l'indépendance de l'Algérie ?

Les négociations d'Evian entre des représentants français et ceux du FLN s'ouvrent en mai 1961. A ce moment-là, on pouvait penser que le sort de la guerre ne pouvait déboucher que sur une indépendance. C'était la volonté du général de Gaulle, approuvée par les Français et les Algériens. En janvier 1961 un référendum avait donné une très nette majorité (75 %) en France métropolitaine comme en Algérie en faveur de ce processus.

Mais cette politique était contestée par un certain nombre de forces, parfois au sein même de l'appareil d'Etat. Le premier ministre, Michel Debré, qui avait été dessaisi du dossier algérien par de Gaulle, avait insisté pour qu'on lui laisse celui du maintien de l'ordre en France métropolitaine, et il a pu déployer une action qui prenait le contre-pied de l'action mise en œuvre par le général de Gaulle.

Pour ce faire, il s'entoura de Roger Frey, nommé au ministère de l'intérieur en mai 1961 au moment où s'ouvrent les négociations d'Evian, en remplacement de Pierre Chafenet. Surtout, il obtient le remplacement fin août d'Edmond Michelet, le garde des sceaux, qui s'opposait aux méthodes brutales et illégales mises en œuvre par Papon. Il sera remplacé par Bernard Chenot, un homme jugé plus accommodant, ce qui laissera les mains libres à Papon pour se livrer à la répression du 17 octobre.

Le général de Gaulle, qui est arrivé au pouvoir avec l'aide de Michel Debré en 1958, est un peu prisonnier des conditions de son accession au pouvoir. Il essaye de préserver l'essentiel, c'est-à-dire la fin de la guerre via les négociations, et fait des concessions. Il cherche à garder à ses côtés des gens qui lui sont fidèles, quand bien même ces derniers désapprouveraient sa politique algérienne. Il fait donc savoir son mécontentement à Michel Debré au lendemain du 17 octobre, mais s'abstient de rendre publique sa désapprobation. Il garde le silence, et prolonge d'une certaine manière l'occultation de cet événement.

 


En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/societe/article/2011/10/17/17-octobre-1961-ce-massacre-a-ete-occulte-de-la-memoire-collective_1586418_3224.html#vjKbgrUjF0wj56HO.99

 

Lionel FAUBEAU

Président de l'association lecolombesquejaime

site internet : www.lecolombesquejaime.fr

mail : lecolombesquejaime@free.fr

Colombes, commémoration du 17 octobre 1961 : "Ce massacre a été occulté de la mémoire collective" 

Colombes, commémoration du 17 octobre 1961 : "Ce massacre a été occulté de la mémoire collective" 

Colombes, commémoration du 17 octobre 1961 : "Ce massacre a été occulté de la mémoire collective" 
Colombes, commémoration du 17 octobre 1961 : "Ce massacre a été occulté de la mémoire collective" Colombes, commémoration du 17 octobre 1961 : "Ce massacre a été occulté de la mémoire collective" 

Colombes, commémoration du 17 octobre 1961 : "Ce massacre a été occulté de la mémoire collective" 

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Colombes : Deux quartiers sous couvre-feu dès ce jeudi - Fossées-Jean et le quartier du Petit-Colombes

20 Octobre 2016, 17:33pm

Publié par www.lecolombesquejaime.fr le blog citoyen de Colombes

Deux quartiers sous couvre-feu dès ce jeudi à Colombes

Le couvre-feu s’applique dès ce jeudi soir au Petit-Colombes et aux Fossés-Jean, à Colombes. Nicole Goueta, maire LR de la ville a signé l’arrêté « sur la circulation des mineurs de moins de 16 ans » mercredi, au lendemain d’une annonce précipitée.

En pleine réunion publique sur la sécurité au Petit-Colombes, gangrené par le trafic de cannabis et, du coup, théâtre de règlements de compte à l’arme à feu réguliers et fréquents depuis cinq ans, une habitante s’est indignée d’avoir failli renverser un gamin de 6 ans, dehors seul tard dans la soirée… Et l’adjoint à la sécurité a lâché qu’un arrêté couvre-feu était sur le point d’être signé. Dès mercredi, le document a donc été finalisé pour entrer en vigueur en ce premier jour de congés scolaires. Car c’est surtout « durant les périodes des vacances scolaires et les week-ends » que les mineurs « livrés à eux-mêmes en pleine nuit » sont les plus nombreux, selon les premières lignes de l’arrêté.

Vent debout dès mardi soir, le conseiller municipal PS, Alexis Bachelay, également député, se dit « consterné » par cette « mesure inefficace et inacceptable ». Pour l’élu socialiste, la municipalité ne cherche qu’à « montrer ses muscles à travers cette mesure qui n’est qu’un écran de fumée et va stigmatiser un peu plus les habitants du quartier. » Comme d’autres, Alexis Bachelay s’étonne du timing. « Si cet arrêté avait été pris en juillet après qu’un jeune homme a été assassiné d’une balle dans la tête, on aurait pu comprendre. Cela aurait rassuré la population. Mais aujourd’hui, elle est hors-sol, elle n’a pas de rapport avec des événements actuels. » « Mais pourquoi ne pas tenter ? », rétorque au contraire un enquêteur de la police judiciaire, par trop habitué aux fusillades du Petit-Colombes.

« Le trafic est constant. On démantèle un réseau le matin, l’après-midi, d’autres prennent la place. Alors pourquoi ne pas essayer d’empêcher certains jeunes d’être recrutés comme guetteurs ? », poursuit-il sans pour autant attendre une efficacité exceptionnelle d’un tel couvre-feu. Notamment parce qu’il faut pouvoir le faire respecter. « Le couvre-feu présente un intérêt quand il est motivé par un événement particulier et qu’on déploie des forces pour en assurer l’application, commente un haut gradé de la police départementale. Sinon, il n’y a pas de cohérence. » Mais en pleine période Vigipirate, alors que la police est ultra-mobilisée depuis des mois et souffre d’un manque d’effectifs, il paraît illusoire de compter sur une forte implication de la police nationale. « Nous sommes très sollicités, confirme le patron de la police du 92, Jean-Paul Pecquet. Et l’application de ce type d’arrêté n’est pas si simple. Que fait-on des enfants que les parents ne viennent pas récupérer au commissariat ? »

Ce que dit la loi

Le couvre-feu est très encadré. La loi prévoit cette « mesure tendant à restreindre la liberté d’aller et de venir des mineurs » non accompagnés d’un de leurs parents à plusieurs conditions. L’arrêté doit énoncer la durée de la mesure, limitée dans le temps, et les circonstances précises de fait et de lieu qui la motive. Et préciser le territoire sur lequel elle s’applique.

L’arrêté signé par Nicole Goueta devrait donc être transmis à la préfecture ce jeudi pour le « contrôle de légalité ». S’il ne répond pas aux critères, le tribunal administratif tranchera. Il peut aussi faire l’objet de recours. C’est pourquoi l’opposition PS promet déjà d’examiner l’arrêté dès sa publication, et notamment les « circonstances précises » qui le fondent. Les « circonstances, c’est le taux de délinquance dans les quartiers concernés », estime Manuel Aeschlimann, maire d’Asnières (LR), familier de ce type de d’arrêté pris pour la période estivale. Les parents des mineurs qui ne respecteraient pas le couvre-feu en question sont passibles d’une contravention de 38 €.

 

>Île-de-France & Oise>Hauts-de-Seine>Colombes|Valérie Mahaut et Elia Dahan|19 octobre 2016, 21h18|

 

Lionel FAUBEAU

Président de l'association lecolombesquejaime

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Deux quartiers sous couvre-feu dès ce jeudi à Colombes

Deux quartiers sous couvre-feu dès ce jeudi à Colombes

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Modification du PLU de Colombes: plus qu’une semaine pour dire ce que vous en pensez

19 Octobre 2016, 17:50pm

Publié par www.lecolombesquejaime.fr le blog citoyen de Colombes

 

 

En catimini, sans en informer les Colombiens ni leurs conseils de quartiers, plusieurs modifications importantes sont mises en œuvre par la municipalité. On découvre au passage que des projets existent ou sont en gestation, avec des répercussions considérables, comme le grignotage de la zone pavillonnaire pu le projet de tours de bureaux :

  • Rue Champy (ZAC de la marine)
  • ZAC Arc Sportif
  • Ilot du Cadran, à l’entrée de la rue Saint-Denis
  • Secteur Henri Barbusse/rue Papin
  • Rue Youri Gagarine
  • Rues Stalingrad/Enghien/Lépine

N’hésitez-pas à vous rendre à la direction de l’urbanisme 42 rue de la Reine Henriette, pour faire part par écrit de vos observations. Cela peut se faire aussi par Internet à l’adresse suivante : enquete-publique@mairie-colombes.fr en mentionnant enquête publique PLU à l’attention de M. Charollais, commissaire-enquêteur.

Celui-ci sera présent rue de la reine Henriette le 19 octobre de 14h30 à 17h30.

DE QUOI S'AGIT-IL?

Rue Champy :

Il est question de réaliser un programme d’environ 300 logements dans la tranche 2 de la ZAC de la Marine, en plus des 500 logements de la 1ère tranche et des 500 logements de la ZAC Charles de Gaulle Est. C’est un projet qui existe mais qui n’a jamais été présenté publiquement.

La modification apportée est substantielle, en autorisant des hauteurs pouvant atteindre 28 m, soit 9 étages (R+8) sur le grand terrain rue de Sartrouville le long de l’A86 ! Ce qui est tout autant inquiétant c'est qu’en plus, 12 parcelles de la rue Champy sont concernées par les mêmes hauteurs de 28m et perdent ainsi leur caractère pavillonnaire alors que le choix avait été fait sous la précédente municipalité de préserver l’histoire de l’habitat populaire de cet endroit en limitant les hauteurs de la rue Champy à 12 m (R+2+combles).

Cela va pénaliser une grande partie de la rue. On ne peut qu’être inquiet pour les quelques pavillons qui demeureront là dans un univers de béton.

Ilot Cadran, rue Saint-Denis

La municipalité prévoit de réaliser une grande galette commerciale entre la rue Saint-Denis, la rue des Tilleuls, et la rue du Bournard, des constructions de logements montant jusqu’à 6 étages. Alors que la rue Saint-Denis est piétonne, les conditions d’accès pour les voitures au commerce (livraisons et clients) et aux logements ne sont pas définies : cela risque de pénaliser les efforts faits de rendre cette rue piétonne. De plus, le gigantisme à l’échelle de la rue Saint-Denis n’est pas de mise m^me si plusieurs boutiques de cette rue sont trop étroite pour attirer la clientèle (et bizarrement la municipalité n’a pas empêché la division très récente d’un local commercial dont les murs appartiennent à un de ses amis politiques).

Arc Sportif (ex terrains Thalès)

Ce sujet est difficile à comprendre car en plus des propositions de modifications du PLU, il faut aller chercher dans le dossier de ZAC (dossier de création, étude d'impact, avis de l'autorité environnementale) pour comprendre réellement les évolutions proposées.

Lors des 3 réunions publiques organisées par la municipalité en 2015 et 2016, et dans le dossier de création de la ZAC est apparu progressivement une zone verte" non aedificandi" (non constructible) consacrée par la modification du PLU de 2015. Moins d’un an après, cette zone verte non constructible , tampon entre l’A86 et le projet d’aménagement , disparait. et devient ... constructible. CQFD.

-Des équipements sportifs de plein air sont prévus sur l'ex zone verte, sans dire lesquels, mais seront contraints par la zone inondable du secteur.

Du stationnement est programmé, tant en "infrastructure qu’en ouvrage" sauf que là aussi la zone inondable et la proximité de la nappe phréatique rendent techniquement incompréhensibles cet équipement, d'autant que 2 gares transilien existent et que le site sera desservi par plusieurs stations du T1.

Des constructions à destination d’exploitation agricole et forestière seraient autorisées. Outre le fait qu’il n’y a pas de forêt à Colombes, il est probable qu’il s’agit de l’implantation de la tour maraichère présentée dans divers documents. Il est évident que si cette tour présente un caractère innovant dans son concept, on ne peut pas parler d’agriculture tout court, ni d’agriculture maraichère ;. Par ailleurs, le modèle économique, tel qu’il a été présenté en réunion publique, montre qu’il s’agit avant tout d’une activité économique et commerciale (production et commercialisation de produits transformés) non agricole. D'ailleurs, le zonage en UFh indique que la municipalité ne croit pas un instant au caractère agricole du projet, puisque la zone UF concerne les zones d'activité tertiaire et secondaire, et la zone UFh couvre le secteur mutable de part et d'autre de l'A86. sans quoi il aurait fallu créer une zone agricole spécifique.

On assiste à une augmentation du coefficient d’emprise au sol, en contradiction avec l’étude d’impact adoptée par le conseil municipal en juin 2016, qui était globalement et par ilot de 40% et passe à :

  • 40% sur l’ilot Colombus, au nord de l’A86 (inchangé)
  • 45 % sur l’ilot Cook (côté ville au sud de l’A86)
  • 50% sur l’ilot Magellan (côté ville au sud de l’A86). Cela est rendu possible par la suppression de la zone verte et la probable diminution du parc, initialement calibré à 7600m², au profit des emprises bâties.

La hauteur est toujours fixée à 27 m (R+8) pour le logement, mais monte à 32 m pour les bureaux ou hôtels c’est-à-dire 10 étages (R+9) !, ce qui correspond à une marée de béton compte-tenu des plans masses présentés en réunions publiques. En fait, toutes les hauteurs maximales de tous types de constructions (logement et bureaux) devraient plafonner à 27 m.

Deux tours sont prévues à l’angle Paparenborde/Valmy et Argenteuil/Valmy d’une hauteur de 39m (R+12). Il n’y a pas si longtemps, quand elle était dans l’opposition, N. Gouéta s’était opposée à des immeubles de 10 étages boulevard Charles de Gaulle parce que trop hauts. Au plan urbain, ce type de signal n’apporte rien si ce n’est de rapporter de la charge foncière en façade de l’autoroute A86. Encore une fois, l’approche environnementale du projet d’aménagement, en particulier son impact paysager à différentes échelles (de près, de loin). Quelle inconstance. Là encore, ces deux bâtiments devraient être plafonnés à 27 m maximum.

Enfin le PLU est silencieux sur ce qui se passera sur l’ilôt Faber en entrée de ville, et sur l’ilot Audra, occupé actuellement par des jardins partagés, situés dans le périmètre de la ZAC.

La modification du PLU propose de supprimer la protection au patrimoine bâti n°29 au titre de l’article L123-1-5-7.

Il s'agit d'une construction datant du début du 20ème siècle et reconstruite par l'architecte Henry Chavany après la 2ème guerre mondiale. Une place du cœur de ville de Colombes porte son nom.

Comme cela est écrit dans le descriptif, le parti retenu par l’architecte Henri Chavany après la guerre respecte l’esprit des cafés de faubourg, tant dans l’expression architecturale (façade en brique largement ouverte par la devanture au rez-de-chaussée) que dans l’organisation des bâtiments (entourant une terrasse en retour à l’est avec une tonnelle) ou encore l’aménagement intérieur de la grande salle, avec sa partie restaurant donnant au sud. Les pièces à l’étage peuvent faire penser à une activité de location de chambres meublées.

Il est difficile d’inscrire des bâtiments contemporains au patrimoine bâti. Cette suppression concernant un bâtiment témoignage d’une époque est dommageable. L’opération d’aménagement pourrait l’intégrer dans son périmètre opérationnel.

En résumé, il faut maintenir la protection au patrimoine bâti n°29

Secteur Gagarine

La ville de Colombes a autorisé, sur un terrain libre de toute construction auquel a été joint un terrain appartenant à une PME qui souhaitait changer de site pour son activité, le programme des Terrasses de l'Europe de Nexity de 160 logements , entouré par le boulevard de l'Europe, la rue d'Athènes, et la rue Youri Gagarine ; un peu plus loin, elle a autorisé la réalisation du programme Oniris, au 94-96 rue Youri Gagarine de 31 logements. Entre les 2 sites, une grande copropriété d'habitat collectif, et une grande propriété de logement social appartenant à Colombes Habitat, l'OPH de la ville. Le secteur est donc bien servi en logement collectif.

Le secteur UD proposé à la modification se situe entre le 58 et le 74 rue Y. Gagarine. Il est essentiellement occupé par des pavillons dont certains rénovés dans la période récente. Le côté impair est pareillement mixte avec de l'habitat collectif social et du pavillonnaire. Il quant à lui essentiellement pavillonnaire. Dans ce quartier, une véritable mixité urbaine et sociale existe et on ne voit pas l'intérêt de confier à la promotion privée le soin de construire encore des logements en accession en lieu et place de pavillons qui s'intègrent bien au caractère du quartier.

En résumé, il faut maintenir le secteur pavillonnaire de la rue Gagarine tel qu’il est au PLU.

Modification de zonage avenue de Stalingrad, rue d’Enghien, rue Lépine (p. 30) :

Une grande partie de la zone pavillonnaire passe en zone dense : il s’agit d’une densification liée à la future arrivée du tramway. Ce secteur n’avait pas été modifié pour éviter la spéculation foncière. Il semble que cette préoccupation soit passée de mode.

Bizarrement, et à l’inverse, les constructions situées en zone UAb au bout de la rue Lépine Marcel passent en UD, alors que la pointe Stalingrad reste en secteur pavillonnaire, ce qui n’est pas cohérent avec la densification du secteur.

Transfert de l'Emplacement réservé n°15 rue Denis Papin pour la reconstruction de l’école Denis Papin (p35)

Lors du dernier conseil municipal du 22 septembre, j'avais entre autre soulevé ce point: (http://www.patrick-chaimovitch.org/2016/09/conseil-municipal-du-22-septembre-2016-rapport-35-nouveau-groupe-scolaire-rue-henri-barbusse-pup-entre-la-societe-provini-et-fils-l)

"Pour conclure, je signale aux membres de la majorité municipale qui doivent l’ignorer et aux habitants du quartier que dans le cadre de l’enquête publique de modification du PLU qui vient de débuter ce lundi, vous déplacez l’emplacement réservé pour le groupe scolaire, sans en informer les riverains (c’est à la page 35 du dossier du règlement du PLU), celui-ci se situant dorénavant entre le 80 ( à hauteur de la Villa Heurtault) et le 106 rue Denis Papin".

"D’ailleurs, ce n’est pas la seule cachoterie. J’invite les Colombiens à se renseigner et déposer leurs observations car il y a aussi de modifications discrètes rue Saint-Denis, sur l’ilot Cadran au pied de la gare, et un peu plus loin rue de la Concorde, mais aussi rue Youri Gagarine, et rue Champy"

Il m'avait été répondu qu'il n'y avait pas besoin d'informer les riverains et que l'enquête publique était faite pour cela. Sauf que peu de monde se déplace quand on ignore que son quartier ou son habitation, en tout cas son cadre de vie, est modifié en profondeur.

 

Lionel FAUBEAU

Président de l'association lecolombesquejaime

site internet : www.lecolombesquejaime.fr

mail : lecolombesquejaime@free.f

 

Lionel FAUBEAU

Président de l'association lecolombesquejaime

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mail : lecolombesquejaime@free.fr

Modification du PLU de Colombes: plus qu’une semaine pour dire ce que vous en pensez

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