Colombes : Les familles de la rue d'Enghien ; double victimes de la promotion immobilière et de l'inaction publique ?
Samedi 14 mars vers 9h un feu a été allumé au pied de la salle "Odyssée" du 11 rue d'Enghien.
Les personnes habitant au-dessus ont été évacuées et les pompiers ont maîtrisé le feu.
Tous les habitants du bâtiment attenant (à gauche sur la photo) ont également été évacués.
En particulier 3 familles avec 6 enfants de 2, 8,9, 13, 14 et 17 ans dont un porteur de handicap.
Mme Goueta s'est rendue sur les lieux le samedi même et a déclaré qu'elle
ne pouvait rien faire considérant qu'il s'agissait d'un "squat".
Le lendemain, interpellée par des parents d'élèves de l'école près d'un bureau de vote,
elle réaffirme son désintérêt.
Pourtant :
- toutes ces familles paient bien des loyers,
- 2 enfants d'une famille sont scolarisés en élémentaire à Victor Hugo,
- l'une des famille a fait une demande de logement social depuis 3 ans déjà.
Nous ne pouvons pas accepter que ces familles, victimes d'un marchand de sommeil sans scrupule,
se retrouvent à la rue en pleine crise de coronavirus !
De plus les circonstances de l'incendie ne semblent pas claires.
Comment un permis de démolir a-t-il pu être délivré par la mairie alors que des dizaines de personnes
habitent encore dans les lieux ?
Quels liens entre l'annonce de la construction d'un ensemble de 116 appartements par le promoteur
Kauffmann & Broad et les exactions subies récemment par les habitants (voitures vandalisées, …) ?
Quoi qu'il en soit nous demandons :
1 - qu'une enquête soit faite sur cet incendie qui aurait pu couter des vies et que les coupables soient jugés
2 - qu'une solution d'urgence soit trouvée pour les familles à la rue (actuellement logées à l'hôtel
par la solidarité des habitants de Colombes)
Le Collectif Colombes Solidaire - colombes-solidaire@laposte.net
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A ce jour, les propositions qui leur ont été faites ne leur conviennent pas. Aïcha, mariée et mère de trois enfants, a visité un appartement boulevard de Valmy mais refuse de partir du quartier. « Ma fille de 13 ans a déjà changé six fois d’école… Chaque jour elle pleure de peur de quitter ses amis », confie-t-elle. Une autre locataire est insatisfaite du logement visité, ce mercredi après-midi, à Rueil-Malmaison : « 3 F nous méprise, ils se moquent de nous », s’emporte-t-elle. Une attitude « agressive » que pointe fermement du doigt le bailleur. « Sous le coup de l’émotion, certaines familles ont proféré des menaces de mort envers nos agents. Il y a des limites à ne pas franchir, prévient Gilles Fretin. Nous leur demandons de mettre un peu du leur. Encore une fois, nous faisons tout pour trouver une solution dans l’urgence. » 



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