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LE COLOMBES QUE J'AIME

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Partie de Colombes, l’Agrocité tarde à renaître à Gennevilliers

20 Mars 2017, 18:35pm

Publié par www.lecolombesquejaime.fr le blog citoyen de Colombes

Partie de Colombes, l’Agrocité tarde à renaître à Gennevilliers

>Île-de-France & Oise>Hauts-de-Seine>Gennevilliers|Victor Tassel|17 mars 2017, 18h10|

 

L’Agrocité à Gennevilliers, ce n’est pas pour tout de suite. Déménagée de force de Colombes le 21 février pour y construire un parking de 182 places, la ferme urbaine participative gérée par l’AAA (atelier d’architecture autogéré) devait s’installer à Gennevilliers en avril. Mais le déménagement sur le terrain choisi par la mairie aux Agnettes, à l’angle de la rue du 8 mai 1945 et du bâtiment Jack-London, n’interviendra pas avant juillet. « Il y a peut-être du retard pour l’installation définitive de la structure, mais pas sur la partie travail », assure-t-on en mairie.

Une rencontre entre les responsables de l’AAA et la mairie a eu lieu mercredi. « Ils se sont engagés à commencer des activités sur site dès le mois de mai. C’est parfait pour nous », se réjouit-on au cabinet du maire (PCF) Patrice Leclerc. Une structure « légère et temporaire » devrait être installée avec du maraîchage dans des bacs, pour « amorcer le projet avec les habitants ».

Le permis de construire sera instruit en urgence

En attendant, les affaires de la ferme urbaine sont stockées dans un pavillon du village. La halle des Grésillons a également été mise à disposition par la mairie pour entreposer la structure, dont la déconstruction suscite des inquiétudes. Au point que la construction d’un nouveau bâtiment soit envisagée, « dans le pire du pire ». « Nous souhaitions une entreprise qui puisse déconstruire et reconstruire. Or, la mairie de Colombes a pris une société de démolition. Démolisseur et déconstructeur, ce n’est pas le même métier, tonne Constantin Petcou, responsable de l’Agrocité. Nous craignons des dégradations ».

 

Le permis de construire, lui, va être déposé la semaine prochaine. « Nous n’avons pas encore bouclé les financements, mais nous n’avions plus le temps », souffle Constantin Petcou. La procédure devrait durer trois mois, mais la mairie entend l’« accélérer ». En plus du dossier pour obtenir des financements auprès de la Métropole du Grand Paris, la mairie a obtenu un rendez-vous à la préfecture pour « faciliter l’installation de l’Agrocité » et solliciter une « contribution » financière de l’Etat.

  leparisien.fr

 

Lionel FAUBEAU
Président de l'association lecolombesquejaime

Le Blog Citoyen de Colombes

lecolombesquejaime@free.fr

@ilovecolombes

Partie de Colombes, l’Agrocité tarde à renaître à Gennevilliers

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L’Agrocité déménagée de force de Colombes vers Gennevilliers

24 Février 2017, 18:07pm

Publié par www.lecolombesquejaime.fr le blog citoyen de Colombes

L’Agrocité déménagée de force de Colombes vers Gennevilliers

Le rideau tombe sur l’Agrocité à Colombes. Menacée d’expulsion depuis deux ans pour y construire un parking de 182 places, la ferme urbaine de la rue Jules-Michelet a finalement été délogée… par la force. Sur ordre du préfet, ce lundi matin, un huissier, accompagné des forces de l’ordre et d’une entreprise prestataire, « a fait inventorier le matériel présent et l’a déménagé à Gennevilliers ».


Sans avoir prévenu ni l’AAA (Atelier d’architecture autogéré) qui gère la ferme urbaine, ni les habitants, ni Gennevilliers qui doit accueillir la structure. Cela fait suite à une décision du Conseil d’Etat prise en octobre, qui avait tranché en faveur de la mairie (LR), à l’origine d’une procédure d’expulsion. « C’est une très bonne chose de faite, dans une affaire qui n’avait que trop traînée, se félicite la maire (LR) Nicole Goueta. Nous ne sommes pas à Notre-Dame-des-Landes et, ici, les décisions de justice sont appliquées ».

« C’est encore un mauvais coup de la mairie, qui choisit le passage en force »


Sauf que l’AAA n’avait pas prévu de partir de sitôt. « Nous étions en train de préparer la relocalisation, avec un travail social mené avec les habitants de Colombes et de Gennevilliers. Et la mairie décide de venir tout détruire comme ça sans prévenir… C’est un scandale », tonne Constantin Petcou, responsable de l’association. Le gérant ne comptait plier bagage qu’à partir du mois de mars, le temps notamment de trouver les financements pour le déménagement à Gennevilliers.

 

 


« C’est encore un mauvais coup de la mairie, qui choisit le passage en force. Personne n’a été prévenu, ils voulaient faire cela en catimini » dénonce le député (PS) Alexis Bachelay. Un choix assumé par la municipalité, qui tenait à ce que l’expulsion soit faite un lundi matin « dans le calme » pour « éviter un grand rassemblement ».

 

« On s’y attache aux poules vous savez, c’est très brutal »


Du côté des habitants, la nouvelle cause des émois. Plusieurs dizaines de personnes se sont rassemblées, à l’appel de l’AAA, ce lundi en fin d’après-midi devant le jardin partagé pour dénoncer les « méthodes de sauvage employées par la mairie ». Une poignée d’entre eux, emmenés par Constantin Petcou, se sont même rendus à pied à la mairie pour « montrer leur détermination ». « On ne s’attendait pas du tout à ça. Il y avait un accord avec Gennevilliers pour un déménagement en mars, où était l’urgence », s’interroge Benoît, qui « s’inquiète » du sort de ses légumes et de ses poules. « Ils ont tout saccagé ! Ce n’est pas un déménagement, mais une destruction », tance un jeune du quartier.

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Plusieurs dizaines de soutiens se sont rassemblés en fin d'après-midi. (LP/V.T.)


Le regard dans le vide, Gislaine Benafekir, assise sur les marches à l’entrée de l’Agrocité, est encore choquée. La retraitée était venue comme chaque matin donner à manger aux poules. Mais à son arrivée elle a été « accueillie par la police qui ne m’a pas laissé entrer, témoigne-t-elle. Les poules étaient déjà parties… ». Elle qui se dit « très mal » fond en larmes. « On s’y attache aux poules vous savez, c’est très brutal », déplore Gislaine, avant de laisser éclater sa colère. « Ce sont les gens dans le besoin qui vont souffrir. Ils venaient ici chercher du réconfort. Nous étions une vraie famille ! »

 

A Gennevilliers, l'accueil dans l'urgence

Ils sont tombés de leur chaise. Le déménagement de la ferme urbaine vers Gennevilliers est acté depuis longtemps - Colombes étant réticent à offrir un autre terrain - mais rien n’était prévu pour réceptionner les cartons dès ce lundi. « Nous n’étions absolument pas au courant. Nous avons reçu un appel le matin même pour nous prévenir, râle-t-on à la mairie (PCF). Rien n’est prêt, nous n’avons eu aucune réunion de travail avec l’AAA… ».


Le terrain prévu rue Jules-Verne pour accueillir l’Agrocité n’étant pas encore disponible, il a fallu trouver une solution d’urgence. Un pavillon, au 9, rue des Collines, avec un double hangar, a été mis à disposition par la ville. « Nous ne voulons pas polémiquer. Notre objectif est pour le moment de sauver la structure pour la réutiliser, et préserver l’avenir », tempère-t-on au cabinet du maire. Les poules, elles, ont été confiées à la SPA de Gennevilliers pendant huit jours et peuvent être récupérées par leurs propriétaires.

  leparisien.fr

 

>Île-de-France & Oise>Hauts-de-Seine>Colombes|20 février 2017, 13h00 | MAJ : 20 février 2017, 19h36

 

 

Lionel FAUBEAU
Président de l'association lecolombesquejaime

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Ferme Urbaine de Colombes : expulsion programmée au plus tard le 15 décembre 2016

12 Octobre 2016, 17:45pm

Publié par www.lecolombesquejaime.fr le blog citoyen de Colombes

Ferme Urbaine de Colombes : expulsion programmée au plus tard le 15 décembre 2016

Ferme Urbaine de Colombes : expulsion programmée au plus tard le 15 décembre 2016
Ferme Urbaine de Colombes : expulsion programmée au plus tard le 15 décembre 2016

«C’est absurde, c’est une erreur judiciaire énorme. » Constantin Petcou, responsable de l’Agrocité est dépité. La justice a tranché : la ferme urbaine de Colombes a jusqu’à mi-décembre pour évacuer les terrains qu’elle occupe rue Michelet. Sous le coup d’une procédure d’expulsion commencée par Nicole Goueta, la maire (LR) de Colombes, l’association AAA (atelier d’architecture autogérée), qui gère l’Agrocité, espérait encore que le Conseil d’Etat ne tranche pas en faveur de la mairie.

Nicole Goueta souhaite récupérer ces terrains pour y aménager un parking provisoire de 182 places dans le cadre des travaux de rénovation urbaine des Fossés-Jean. « L’arrêt rendu nous donne raison, indique-t-on à la ville de Colombes. Ainsi les travaux ne prendront pas de retard. »

Les Colombiens vont donc dire adieu aux jardins partagés, maraîchage, et bacs à compost installés au pied des tours. « Colombes était une ville pionnière, les habitants étaient heureux, se souvient Constantin Petcou. Ce sont quatre années de travail qui partent en fumée. »

Mais la ferme ne va pas pour autant disparaître. Un accord a été passé avec la mairie (PCF) de Gennevilliers pour qu’elle vienne s’installer dans le quartier des Agnettes. « La décision de la ville de Colombes risquait de tuer le projet, estime Alexis Bachelay, député PS de la circonscription. Le fait que Gennevilliers soit intéressé pourrait alors lui donner une seconde jeunesse. »

Patrice Leclerc, le maire de Gennevilliers, a en effet été séduit par le projet et, a souhaité l’intégrer dans sa commune. « Nous avions visité deux fois l’Agrocité et souhaitions développer une agriculture urbaine, raconte-t-il. S’ils étaient restés à Colombes, nous leur aurions proposé de nous créer une antenne ici. » Une convention est déjà prête et pourrait être signée dans les semaines qui viennent. L’Agrocité a même un terrain prêt à l’accueillir. Elle s’établirait à côté du centre commercial, rue des Agnettes. L’aire de jeux et les places de parking seraient alors déplacées.

Autre bonne nouvelle, le déménagement va être pris en charge par l’Etat. Il devra cependant être rapide, mais la structure, censé être itinérante à la base, est démontable. Le responsable de la ferme urbaine a une crainte cependant : « On ne pourra pas tout déménager, ce n’est pas un tipi, on ne récupérera pas tout. » Le maire de Gennevilliers a, lui, espoir de voir renaître l’Agrocité au mois de mars prochain. Afin de familiariser les habitants avec leur nouveau voisin, une rencontre se tient ce vendredi, à 18 h 30 à la Bourse du travail (6, rue Lamartine) pour évoquer la future arrivée de la ferme. « Nous allons discuter avec les Gennevillois et leur montrer que ce sera très positif pour eux », promet Constantin Petcou.

>Île-de-France & Oise>Hauts-de-Seine>Colombes|Elia Dahan|06 octobre 2016, 21h14|0

Lionel FAUBEAU

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Le préfet accorde un sursis de six mois à la ferme urbaine de Colombes

10 Avril 2016, 17:11pm

Publié par www.lecolombesquejaime.fr

Le préfet accorde un sursis de six mois à la ferme urbaine de Colombes
Le préfet accorde un sursis de six mois à la ferme urbaine de Colombes

Le préfet accorde un sursis de six mois à la ferme urbaine de Colombes

Un sursis pour les salades, les choux et les carottes. Le préfet des Hauts-de-Seine vient d’accorder un délai de six mois à l’association AAA (atelier d’architecture autogérée) pour déménager l’Agrocité, une ferme urbaine expérimentale située dans le quartier des Fossés-Jean à Colombes.

Le représentant de l’Etat n’accorde pas le recours à la force publique au maire (LR) de Colombes, qui s’appuie pourtant sur une décision favorable du tribunal administratif de Cergy-Pontoise du 30 décembre 2015.

« Le préfet a reçu l’association le 22 mars et il a constaté leurs difficultés à déménager dans le délai de deux mois fixé par le tribunal et leur recherche active d’autres emplacements », justifie son entourage. L’Agrocité s’est installée sur un terrain communal rue Michelet sous la mandature de la précédente municipalité (PS-EELV). Les conventions expirées, la nouvelle équipe de la maire Nicole Goueta souhaite récupérer le terrain pour y aménager un parking provisoire de 182 places dans le cadre des travaux de rénovation urbaine des Fossés-Jean.

De son côté, l’association a d’abord réclamé que le parking se fasse ailleurs. Puis un délai pour déménager dans une autre ville. « Il s’agit d’une opération Anru, martèle Nicole Goueta. Si on ne la réalise pas dans les délais, on va perdre 11 M€ de subventions. Les travaux, qui doivent impérativement être terminés en 2020, ne sont réalisés qu’à 44 %. Les travaux d’aménagement de la rampe d’accès du 11, rue Michelet doivent être lancés fin avril. Comment va-t-on faire ? »

Au-delà des délais, l’édile s’étonne aussi du refus du représentant de l’Etat d’exécuter une décision de justice. « Je pourrais attaquer mais ça va encore prendre deux mois, et ce ne sont pas des indemnités que je veux, lance Nicole Goueta. Je veux démarrer les travaux ! » La maire va tout de même lancer une pétition.

Les partisans de la ferme urbaine avaient eux-mêmes rassemblé 14 000 signatures version papier et sur le site de pétitions en ligne change.org. « Cette décision du préfet est une bonne nouvelle », lâche Constantin Petcou, le responsable du projet R-Urban, dont l’Agrocité fait partie, qui n’en dira pas plus avant une conférence de presse prévue ce jeudi.

Colombes, lundi 4 avril 2016. A ce jour, à part une usine désaffectée, aucun bâtiment n’a encore été démoli. L’ancien centre social (au premier plan) et les commerces du Patio doivent être remplacés par un nouvel équipement public. (LP/A.D.)

Les Fossés-Jean - Bouviers, c’est 2 200 logements, 10 000 emplois et 15 000 habitants. Soit 20 % de la population de Colombes. Pour tenter de donner un nouvel élan à ce quartier classé zone de sécurité prioritaire, des travaux de rénovation urbaine doivent être engagés. Mais à ce jour, à part l’ancienne usine Depaepe, rien n’a encore été démoli.

A qui la faute ? Maire (LR) et député (PS), ex-adjoint au maire, tentent de faire porter le chapeau à l’autre. « Alexis Bachelay va dire devant l’Assemblée nationale que si l’Anru n’avance pas aux Fossés-Jean, c’est de ma faute, s’étrangle Nicole Goueta, la maire. C’est quand même gonflé : c’est lui qui soutient l’association qui nous empêche de lancer les travaux ! »

Le député socialiste assume sa question orale et réaffirme, sans vaciller : « c’est elle qui a tout gelé pendant six mois en arrivant à la mairie. Les travaux auraient dû démarrer en octobre 2014. » Et d’attaquer l’ennemi : « C’est une menteuse ! C’est bien à ma demande que le préfet a reçu l’association. Mais s’il a écouté leurs arguments, c’est parce que Nicole Goueta se sert de ce parking comme d’un prétexte. C’est une supercherie inventée pour faire partir l’Agrocité en urgence. »

http://www.leparisien.fr/colombes-92700/le-prefet-accorde-un-sursis-de-six-mois-a-la-ferme-urbaine-de-colombes-06-04-2016-5691363.php

Lionel FAUBEAU

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A Colombes, la ferme urbaine devra céder sa place à un parking

23 Septembre 2015, 14:45pm

Publié par FAUBEAU lionel

A Colombes, la ferme urbaine devra céder sa place à un parking
A Colombes, la ferme urbaine devra céder sa place à un parking

A Colombes, la ferme urbaine devra céder sa place à un parking

Le dossier fait un peu tache à quelques semaines de l’ouverture de la Conférence pour le Climat (Cop 21) qui réunira 40.0000 personnes, dont au moins une cinquantaine de chefs d’Etat, au Bourget pour réfléchir à l’avenir de la planète. Mais à 17 km de là, à Colombes, la municipalité veut rayer de la carte l’Agrocité, un coin de verdure qui égaie depuis 2012 le quartier Fossés-Jean.

D’ici le 30 septembre, la ferme urbaine devra avoir rendue la parcelle à la municipalité des Hauts-de-Seine. Contactée par 20 Minutes, celle-ci assume son choix. « La convention qui liait le projet à cette parcelle se termine à la fin du mois et nous avons décidé de ne pas la renouveler, explique Jérôme Besnard, chef du cabinet de la maire LR Nicole Goueta. Ce projet était porté par l’ancienne municipalité [de gauche] et n’était plus compatible avec le renouvellement urbain du quartier que nous menons actuellement. »

Parking vs fruits et légumes

Bye-bye donc la ferme urbaine. « A la place, le projet est de créer un parking », fulmine Constantin Petcou, cofondateur de l’association Atelier d’architecture autogérée (AAA) à l’initiative de cette Agrocité. Provisoire, le parking, précise Jérôme Besnard. « Nous allons refaire le patio d’un ensemble d’immeubles de la rue Jules-Michelet. Les travaux s’étaleront sur deux ou trois ans et impliqueront la fermeture d'un parking souterrain, le seul aujourd’hui disponible pour les habitants .»

C’est bien dommage. Car, rue Jules-Michelet, la terre s'était révélée être de très bonne qualité. Cette saison encore, les bénévoles y ont fait pousser des carottes, des artichauts, des radis, des salades, des raisins et des fleurs en tout genre. « En 2013, nous avions même atteint les 200 variétés cultivées», note amer Benoît, un des responsables de l’Agrocité.

«Ici, c'est du concret»

Cette Agrocité ne se résume pas non plus aux quantités produites. Sur les 3.000 m², « il y a un jardin partagé avec une quarantaine de parcelles gérées par des habitants du coin, une zone maraîchère cultivée collectivement et dont la production bio est régulièrement vendue à des prix très abordables aux Colombiens, un jardin pédagogique, ou encore le coin de l’Ecole du compost, une association qui mène des opérations de sensibilisation au compostage », liste Lyne, une bénévole active.

Ajoutez à cela des conférences fréquentes, des repas associatifs chaque semaine, des brocantes, des fêtes, des ateliers d’apiculture, de recyclage…« Ici, c’est du concret, poursuit Constantin Petcou. Il s'agit d'un vrai laboratoire où l’on expérimente des façons de gérer nos déchets, de réduire la pollution, de faire de l’agriculture urbaine… On ne luttera pas contre le changement climatique seulement à partir d’accords globaux entre Etats, chacun doit agir à son échelle... »

Colombes saisira la justice si besoin

Il n'y avait pas que Constantin Petcou à croire aux bienfaits de cette agrocité. Le projet a obtenu des subventions d’un programme européen, a suscité des articles du Guardian et du New York Times, et a été exposé à la Biennale d’architecture de Venise ou au MoMA de New York. Rien y fait, « le manque de places à Colombes ne nous laisse pas le choix: le parking ne peut se faire que là, précise Jérôme Besnard. Peu de Colombiens se sont levés contre notre décision. »

A l’Agrocité, on continue tout de même de bêcher et de planter de nouveaux fruits et légumes. Une pétition a aussi été lancée pour trouver au moins un autre emplacement à Colombes et a récolté à ce jour 3.000 signatures.

Lionel FAUBEAU

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