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Le vote électronique, trop vulnérable pour les élections politiques?
Vanté par certains, décrié par d'autres, le vote électronique peine à s'installer pour des raisons de sécurité. Le gouvernement vient de renoncer à l'autoriser pour les Français de l'étranger aux législatives de juin, invoquant le risque de cyberattaques.
Le vote électronique est un système de vote dématérialisé. Le terme désigne aussi bien le vote par internet que les machines à voter. Installées dans une soixantaine de villes françaises, celles-ci pourront être utilisées pour la présidentielle et les législatives.
La France, qui n'a jamais permis le vote par internet à une présidentielle, l'avait autorisé pour les Français de l'étranger lors des législatives de 2012 et pensait le faire également en juin 2017.
Mais la semaine dernière, le Quai d'Orsay a décidé d'y renoncer. Les Français de l'étranger devront se rendre aux urnes, ou bien voter par procuration ou par correspondance.
Une décision prise après un avis négatif de l'ANSSI (Agence nationale de la sécurité des systèmes informatiques) sur la résistance de la plateforme de vote. Et compte tenu du "niveau de menace extrêmement élevé de cyberattaques", a justifié le Quai d'Orsay.
La plateforme "était clairement meilleure qu'en 2012, mais le niveau de la menace est aujourd'hui bien supérieur", a expliqué Guillaume Poupard, directeur général de l'ANSSI, au site Next INpact.
Balayant "la prétendue menace de cyberattaques", François Fillon, le candidat de la droite à la présidentielle, a jugé cette décision "scandaleuse". Le gouvernement "change les règles du jeu démocratique à trois mois du scrutin", a-t-il dit.
Axelle Lemaire, qui vient de quitter son poste de secrétaire d'Etat au numérique pour rejoindre le candidat socialiste Benoît Hamon, y a vu "plus qu'un fiasco, un déni démocratique".
Toutefois, des spécialistes du vote électronique interrogés par l'AFP ne se montrent pas étonnés.
- Déni de service -
"Cette décision ne me surprend pas", déclare Steve Kremer, chercheur à l'Inria (Institut national de recherche en informatique et en automatique). "Une des craintes, ce serait que l'on puisse empêcher les Français de l'étranger de voter en bloquant l'accès au service" (attaque par déni de service).
Autre risque potentiel: celui que le vote de l'électeur soit modifié à son insu. "Il voterait pour le candidat A mais un logiciel malveillant qui aurait contaminé son ordinateur changerait son choix en B, de façon indétectable", explique Steve Kremer.
Lors des législatives de 2012, un ingénieur français habitant à l'étranger avait démontré qu'un tel acte de piratage était possible.
"A l'heure actuelle, il n'existe pas de solution de vote électronique suffisamment sûre pour des élections politiques à enjeu très fort, du type présidentielle ou législative", considère Véronique Cortier, chercheur CNRS au Laboratoire lorrain en recherche informatique Loria.
- Des machines à voter critiquées -
Le vote électronique sera en revanche utilisé dans certaines communes via des machines à voter agréées et installées dans les bureaux de vote.
A l'abri des regards, l'électeur est devant une machine qui affiche les différents bulletins dématérialisés. Il n'a qu'à cliquer sur celui de son choix et à valider.
L'avantage c'est qu'il n'y a plus de dépouillement de bulletins papier ni de risques d'erreurs de comptage, ni de votes nuls, vantent les partisans de cette méthode.
Utilisées en France lors de la présidentielle de 2007 dans quelque 80 villes, ces machines avaient suscité des polémiques sur leur niveau de sécurité et une certaine défiance. Le ministère de l'Intérieur avait alors décrété un moratoire sur l'implantation de nouvelles machines, toujours en vigueur.
Certaines communes détentrices d'une de ces machines coûteuses (environ 5.000 euros) ont renoncé à s'en servir.
Mais 64 continuent à les utiliser (1,3 million d'électeurs concernés) et pourront le faire pour la présidentielle et les législatives. Parmi elles, des villes comme Brest, Issy-les-Moulineaux, Antony ou Rosny-sous-Bois.
"Nous demandons la levée du moratoire afin de permettre aux villes déjà équipées de machines de moderniser leur matériel et à de nouvelles villes d'adopter cet outil", déclare à l'AFP Claude Capillon, maire (LR) de Rosny-sous-Bois et président de l'Association des Villes pour le Vote électronique.
Utilisé aux Etats-Unis, le vote électronique est rejeté par plusieurs pays européens notamment l'Allemagne, l'Irlande, la Norvège, les Pays-Bas. Il est en revanche employé depuis plusieurs années par l'Estonie.
|17 mars 2017, 10h28|
Lionel FAUBEAU
Président de l'association lecolombesquejaime
Le Blog Citoyen de Colombes
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Le vote électronique, trop vulnérable pour les élections politiques?
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Droit de Réponse de Madame le Maire au post : "Présidentielle à Colombes : pour qui "roule" la Mairie ? pour EM ? "
Droit de Réponse de Madame le Maire au post : "Présidentielle à Colombes : pour qui "roule" la Mairie ? pour EM ? "
A la suite de l'article sur la Présidentielle et la présence de la rubrique :"Colombes en marche", sur le journal de la Ville, Madame le Maire de Colombes à twitté à @ilovecolombes : "Le Tubrique existe depuis sept 2014! "
Je suppose qu'il faut lire :" La rubrique" .
En reprenant, certains magazines de la ville , je constate en effet que cette rubrique existe depuis quelques mois voire années, même si celle-ci n'est pas systématiquement mentionnée en page de couverture.
Pour autant, je pense que l'utilisation du "en marche" étant très connotée, d'un certain candidat à la présidentielle , "EM" pour ne pas le citer, la référence à de tels termes aurait pu être ou dû être suspendue le temps de la campagne....
Qu'en penses les élus LR de Colombes ?
A suivre...
Lionel FAUBEAU
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Le square Médéric installe un bout de Japon au cœur de Colombes
Par
Du Japon au beau milieu de Colombes. Lancés en novembre, les travaux du square Médéric, rues des Gros Grès, sont terminés. Pour près d’1,4 M€, la ville a aménagé « l’un des parcs les plus dépaysants » d’Ile-de-France, explique-t-elle. Avec sa rivière qui traverse les 3800m² de verdure et ses Niwakis, arbres taillés à la japonaise, bambous, magnolias, azalées ou autres rhododendrons, le parc est dans le plus pur style japonais. La pagode, qui trône au milieu du square, a quant à elle été réalisée de manière artisanale.
|18 avril 2017, 10h40
Lionel FAUBEAU
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A Colombes, on fouille les poubelles pour identifier les auteurs de dépôts sauvages
Haro sur les incivilités à Colombes. La maire (LR) Nicole Goueta vient de prendre un arrêté pour combattre les incivilités des habitants. La mairie durcit sa politique en augmentant le montant des contraventions au plafond. « Nous voulons renforcer le côté dissuasif, tout en gardant une certaine pédagogie », explique Samuel Métias, adjoint en charge de la propreté. L’amende pour un dépôt sauvage déposé depuis un véhicule est fixée à 1 500 €, sans véhicule à 68 €. Même somme pour les déjections canines, un crachat ou un mégot jeté sur la voie publique…
Et les grands moyens vont être employés pour coincer les responsables. « Dès qu’on peut identifier, on le fera, reprend Samuel Métias. Les agents peuvent ainsi fouiller dans les dépôts sauvages pour retrouver une facture ou un document permettant de confondre le coupable ». Pour les déjections canines, les policiers municipaux seront invités à réaliser des rondes plus régulières dans un secteur où les plaintes des habitants sont nombreuses. Dans l’espoir d’apercevoir un maître ne pas ramasser l’excrément de son animal et l’interpeller dans la foulée.
« Les Colombiens doivent comprendre que leurs incivilités nous coûtent beaucoup d’argent »
Le couperet ne tombera toutefois pas au premier coup. La ville met d’abord en garde par courrier la personne coupable d’une incivilité manifeste. Puis, en cas de récidive, la contravention lui est infligée. « Nous ne créerons pas une brigade de la propreté, tempère Samuel Métias. Les agents assermentés, ceux de la propreté, les agents de sécurité de la voie publique (ASVP) et les policiers municipaux, peuvent établir un procès-verbal ».
Si l’objectif est de « rendre la ville plus propre », il est aussi de « responsabiliser les habitants ». « Les Colombiens doivent comprendre que leurs incivilités nous coûtent beaucoup d’argent. Ce sont leurs impôts qui les payent », lance l’adjoint. Jonny, habitant du quartier des Fossés-Jean depuis 1974, est plutôt emballé. « C’est une bonne initiative, parce que c’est vraiment sale ici, lâche-t-il. Mais une amende, ce n’est pas assez, il faut y aller plus fort ! » Michelle, 75 ans, est elle aussi « pas sûre que cela soit efficace. Ça ne changera pas les mentalités, ce sont les gens qu’il faut changer ».
L’opposition n’a en tout cas pas trouvé à redire à ce durcissement. « Les incivilités sont un cancer pour la ville, estime l’ancien maire (PS) Philippe Sarre. Je salue toute initiative qui permet de les combattre. » Et il y a matière : d’après les statistiques récoltées par les services de propreté, les dépôts sauvages ont représenté plus de 26 000 t à Colombes l’an dernier. Et près de 15 000 appels ont été passés par les habitants pour signaler un problème de cet ordre.
leparisien.fr
Lionel FAUBEAU
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